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Saint Jean-Paul II contre le relativisme religieux

Nous avons par le passé répondu à des tentatives d’extrapoler des paroles et des gestes du Pape Saint Jean-Paul II qui lui attribuent témérairement une croyance en un indifférentisme ou universalisme religieux. Selon le mythe, il n’aurait jamais clarifié les malentendus à ce sujet, où pire, il aurait enseigné que le salut puisse se trouver ailleurs que dans le Christ, que l’annonce de l’Evangile ne soit pas nécessaire ou que les autres religions soient capables de sauver. Non seulement les rares cas où le Saint Père a pu faire preuve de maladresse dans des interventions diverses n’indiquent rien quant à son enseignement, mais il faut reconnaître que St Jean-Paul II a répété de façon régulière, y compris dans le contextes des rencontres interreligieuses d’Assise mais surtout par des actes magistériels, le rejet du relativisme religieux, ne laissant planer aucun doute sur la véritable doctrine de l’Eglise et sur le véritable sens du dialogue interreligieux, qui sait reconnaître honnêtement les éléments positifs de religiosité parmi les non-chrétiens tout en les distinguant de leurs erreurs.

(Photo by DERRICK CEYRAC / AFP)

« Mais le dialogue ne peut être fondé sur l’indifférentisme religieux, et nous avons le devoir, nous chrétiens, de le développer en offrant le témoignage plénier de l’espérance qui est en nous (cf. 1 P 3,15). Nous ne devons pas craindre que puisse être lésée l’identité de l’autre par ce qui est en fait l’annonce joyeuse d’un don offert à tous et qui doit être proposé à tous dans le plus grand respect de la liberté de chacun: le don de la révélation du Dieu-Amour qui « a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique » (Jn 3,16). Tout cela, comme la Déclaration Dominus Iesus l’a aussi souligné récemment, ne peut faire l’objet d’une sorte de négociation dialogique, comme s’il s’agissait pour nous d’une simple opinion, alors que c’est pour nous une grâce qui nous remplit de joie, c’est une nouvelle que nous avons le devoir d’annoncer. L’Église ne peut donc se soustraire à l’activité missionnaire envers les peuples, et il n’en demeure pas moins que la tâche prioritaire de la missio ad gentes est d’annoncer que c’est dans le Christ, « le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14,6), que les hommes trouvent le salut. Le dialogue interreligieux « ne peut pas simplement remplacer l’annonce, mais reste orienté vers l’annonce ». »

Lettre Apostolique Novo Millennio Ineunte, 6 Janvier 2001

« Ce que j’ai dit plus haut ne justifie pas, cependant, la position relativiste de ceux qui maintiennent qu’une voie du salut puisse se trouver dans n’importe quelle religion, même indépendamment de la foi en le Christ Rédempteur, et qu’un dialogue interreligieux doit être basé sur cette idée ambigue. La solution au problème du salut de ceux qui ne professent pas le crédo Chrétien n’est pas en conformité avec l’Evangile. Plutôt, nous devons maintenir que la voie du salut passe toujours par le Christ, et donc que l’Eglise et ses missionnaires ont la mission de le faire connaître et aimer en tous temps, lieux et cultures. En dehors du Christ, « il n’y a pas de salut ». »

Homélie du 31 mai 1995

« Le Christ, Rédempteur du monde, est l’unique médiateur entre Dieu et les hommes et il n’y a pas sous le ciel d’autre nom par lequel nous puissions être sauvés (cf. Ac 4, 12). […] [en ce qui concerne les rencontres interreligieuses] On devra cependant toujours être attentif à ne pas provoquer de dangereux malentendus, en veillant au risque du syncrétisme et d’un irénisme facile et trompeur. »

Lettre apostolique Tertio Millennio Adveniente sur la préparation du Jubilé de l’an 2000, 10 novembre 1994


« La mission universelle de l’Eglise découle de la foi en Jésus Christ, comme le proclame la profession de foi trinitaire: «Je crois en un seul Seigneur, Jésus Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles […]. Pour nous les hommes, et pour notre salut, il descendit du ciel. Par l’Esprit Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s’est fait homme» L’événement de la Rédemption est le fondement du salut de tous, «parce que chacun a été inclus dans le mystère de la Rédemption, et Jésus Christ s’est uni à chacun, pour toujours, à travers ce mystère» La mission ne peut être comprise et fondée que dans la foi. Et pourtant, à cause des changements de l’époque moderne et de la diffusion de nouvelles conceptions théologiques, certains s’interrogent: la mission auprès des non-chrétiens est-elle encore actuelle? N’est-elle pas remplacée par le dialogue inter-religieux? La promotion humaine n’est-elle pas un objectif suffisant? Le respect de la conscience et de la liberté n’exclut-il pas toute proposition de conversion? Ne peut-on faire son salut dans n’importe quelle religion? Alors, pourquoi la mission?

«Nul ne vient au Père que par moi» (Jn 14, 6)

En remontant aux origines de l’Eglise, nous voyons clairement affirmé que le Christ est l’unique Sauveur de tous, celui qui seul est en mesure de révéler Dieu et de conduire à Dieu. Aux autorités religieuses juives qui interrogent les Apôtres au sujet de la guérison de l’impotent qu’il avait accomplie, Pierre répond: «C’est par le nom de Jésus Christ le Nazôréen, celui que vous, vous avez crucifié, et que Dieu a ressuscité des morts, c’est par son nom et par nul autre que cet homme se présente guéri devant vous … Car il n’y a pas sous le ciel d’autre nom donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés» (Ac 4, 10. 12). Cette affirmation adressée au Sanhédrin, a une portée universelle, car pour tous – Juifs et païens -, le salut ne peut venir que de Jésus Christ.

[…]

Mais l’un des motifs les plus graves du manque d’intérêt pour l’engagement missionnaire est une mentalité marquée par l’indifférentisme, malheureusement très répandue parmi les chrétiens, souvent fondée sur des conceptions théologiques inexactes et imprégnée d’un relativisme religieux qui porte à considérer que «toutes les religions se valent». Nous pouvons ajouter – ainsi que le disait le même Pontife – qu’il existe aussi «des alibis qui peuvent nous détourner de l’évangélisation. Les plus insidieux sont certainement ceux pour lesquels on prétend trouver appui dans tel ou tel enseignement du Concile».

Encyclique Redemptoris Missio, 7 décembre 1990

« L’Eglise catholique regarde ces cultes avec intérêt, mais elle considère comme néfaste le relativisme concret d’une pratique commune des deux ou d’une fusion entre eux, comme s’ils possédaient la même valeur, mettant ainsi en danger l’identité même de la foi catholique. Elle considère de son devoir d’affirmer que le syncrétisme est nuisible lorsqu’il compromet la vérité du rite chrétien et l’expression de la foi, au détriment d’une évangélisation authentique. »

Discours du 23 janvier 2003

« Il reste à rappeler que, de la part de l’Eglise et de ses membres, Le Dialogue, sous quelque forme qu’il se déroule – ces formes sont et peuvent être très diverses, si bien que le concept de dialogue a une valeur analogique – , ne pourra jamais partir d’une attitude d’indifférence envers la vérité, mais il en sera plutôt une présentation faite sous un mode serein, respectueux de l’intelligence et de la conscience des autres. Le dialogue de la réconciliation ne pourra jamais remplacer ou atténuer l’annonce de la vérité évangélique, qui a comme but précis la conversion du pécheur et la communion avec le Christ et avec l’Eglise, mais il devra servir à la transmission de cette vérité et à sa réalisation à travers les moyens laissés par le Christ à son Eglise pour la pastorale de la réconciliation: la catéchèse et la pénitence. »

Exhortation apostolique Reconciliatio et paenitentia, 2 décembre 1984, §25, sur vatican.va

« Les chrétiens sont sur le bon chemin, celui de la justice et de la fraternité, en essayant, avec respect et persévérance, de se retrouver avec leurs frères sémites autour de l’héritage commun, si riche pour tous. Est-il besoin de préciser, surtout pour ceux qui demeurent sceptiques, voire même hostiles, que ce rapprochement ne saurait se confondre avec un certain relativisme religieux et moins encore avec une perte d’identité? Les chrétiens, pour leur part, professent leur foi sans équivoque dans le caractère salvifique universel de la mort et de la résurrection de Jésus de Nazareth. »

Discours du 6 mars 1982

« De la part des représentants des grandes religions, il ne s’agissait pas non plus de négocier des convictions de foi pour arriver à un consensus religieux syncrétiste. »

Discours du 10 janvier 1987

« La Journée de prière pour la paix n’entend en aucune façon céder au syncrétisme religieux »

Angélus du 20 janvier 2002

« Le dialogue est donc important et doit continuer, car il « fait partie de la mission évangélisatrice de l’Eglise » et, avec l’annonce du Christ, ils constituent deux éléments « intimement liés », mais qui doivent demeurer distincts, sans confusion ni instrumentalisation (Lettre encyclique Redemptoris missio, n. 55). En promouvant ce dialogue avec les fidèles d’autres religions, il faut toutefois éviter toute forme de relativisme et d’indifférentisme religieux, en s’efforçant d’offrir à tous avec respect le témoignage joyeux de l' »espérance qui est en nous » (cf. 1 P 3, 15). »

Discours du 15 mai 2004

« Et la vérité qui sauve, c’est uniquement Jésus-Christ, le Rédempteur, le Médiateur entre Dieu et les hommes, le Révélateur unique et définitif du destin surnaturel de l’homme. Jésus a donné à l’Église la mission d’annoncer l’Évangile ; une mission à laquelle participe chaque chrétien. En raison même de sa nature, tout chrétien est missionnaire. Dans son Exhortation apostolique Evangelii Nuntiandi, Paul VI de vénérée mémoire écrivait : « La présentation du message évangélique n’est pas pour l’Église une contribution facultative ; c’est le devoir qui lui incombe par volonté du Seigneur Jésus afin que tous les hommes puissent croire et être sauvés. Oui, ce message est nécessaire. Il est unique. Il ne saurait être remplacé. Il ne souffre ni indifférence ni syncrétisme, ni accomodation. C’est le salut des hommes qui est en cause. »

Homélie du 20 octobre 1979

« Oui, c’est seulement en le Christ que les hommes peuvent être sauvés. « Car il n’y a pas sous le ciel d’autre nom, donné aux hommes, par lequel il nous faille être sauvés » (Act 4, 12). »

Audience du 22 octobre 1986

« De même que la société souffre lorsque la religion est reléguée au demaine privé, ainsi, la société et les institutions civiles sont appauvries lorsque la législation – en violation avec la liberté religieuse – promeut l’indifférence religieuse, le relativisme et le syncrétisme religieux, les justifiant parfois même à travers une conception erronée de la tolérance. »

Discours du 10 octobre 2003

« En effet, au cours de ces dernières années, dans des milieux théologiques et ecclésiaux, est apparue une mentalité qui tend à relativiser la révélation du Christ et sa médiation unique et universelle en ce qui concerne le salut, ainsi qu’à réduire le besoin de l’Eglise du Christ comme sacrement universel du salut. Pour remédier à cette mentalité relativiste, il faut tout d’abord réaffirmer le caractère définitif et complet de la révélation du Christ. Fidèle à la Parole de Dieu, le Concile Vatican II enseigne que: « La profonde vérité que cette Révélation manifeste, sur Dieu et sur le salut de l’homme, resplendit pour nous dans le Christ, qui est à la fois le Médiateur et la plénitude de toute la Révélation » (Dei Verbum, n. 2). C’est pourquoi, dans la Lettre encyclique Redemptoris missio, j’ai reproposé à l’Eglise la tâche de proclamer l’Evangile, comme plénitude de la vérité: « Dans cette parole définitive de sa révélation, Dieu s’est fait connaître en plénitude: il a dit à l’humanité qui il est. Et cette révélation définitive que Dieu fait de lui-même est la raison fondamentale pour laquelle l’Eglise est missionnaire par sa nature. Elle ne peut pas ne pas proclamer l’Evangile, c’est-à-dire la plénitude de la vérité que Dieu nous a fait connaître sur lui-même » (n. 5). »

Discours du 28 janvier 2000

« La pérennité de l’annonce missionnaire de l’Église est aujourd’hui mise en péril par des théories relativistes, qui entendent justifier le pluralisme religieux, non seulement de facto mais aussi de iure (ou en tant que principe). Elles retiennent alors comme dépassées des vérités comme par exemple le caractère définitif et complet de la révélation de Jésus-Christ, la nature de la foi chrétienne vis-à-vis des autres religions, l’inspiration des livres de la Sainte Écriture, l’unité personnelle entre le Verbe éternel et Jésus de Nazareth, l’unité de l’économie du Verbe incarné et du Saint-Esprit, l’unicité et l’universalité salvifique du mystère de Jésus-Christ, la médiation salvifique universelle de l’Église, la non-séparation, quoique dans la distinction, entre le Royaume de Dieu, le Royaume du Christ et l’Église, la subsistance de l’unique Église du Christ dans l’Église catholique. »

Congrégation pour la doctrine de la foi, Déclaration Dominus Iesus, 6 août 2000, §4, sur vatican.va

« Avec l’avènement de Jésus-Christ sauveur, Dieu a voulu que l’Église par lui fondée fût l’instrument du salut de toute l’humanité (cf. Ac 17,30-31). Cette vérité de foi n’enlève rien à la considération respectueuse et sincère de l’Église pour les religions du monde, mais en même temps, elle exclut radicalement la mentalité indifférentiste « imprégnée d’un relativisme religieux qui porte à considérer que “toutes les religions se valent” ». S’il est vrai que les adeptes d’autres religions peuvent recevoir la grâce divine, il n’est pas moins certain qu’objectivement ils se trouvent dans une situation de grave indigence par rapport à ceux qui, dans l’Église, ont la plénitude des moyens de salut. Tous les fils de l’Église doivent […] se souvenir que la grandeur de leur condition doit être rapportée non à leurs mérites, mais à une grâce spéciale du Christ ; s’ils n’y correspondent pas par la pensée, la parole et l’action, ce n’est pas le salut qu’elle leur vaudra, mais un plus sévère jugement ». On comprend ainsi que, suivant le commandement du Seigneur (cf. Mt 28,19-20) et comme exigence d’amour pour tous les hommes, l’Église « annonce, et est tenue d’annoncer sans cesse, le Christ qui est “la voie, la vérité et la vie” (Jn 14,6), dans lequel les hommes doivent trouver la plénitude de la vie religieuse et dans lequel Dieu s’est réconcilié toutes choses ». La mission ad gentes, dans le dialogue interreligieux aussi, « garde dans leur intégrité, aujourd’hui comme toujours, sa force et sa nécessité ». En effet, « “Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité” (1 Tm 2,4). Dieu veut le salut de tous par la connaissance de la vérité. Le salut se trouve dans la vérité. Ceux qui obéissent à la motion de l’Esprit de vérité sont déjà sur le chemin du salut ; mais l’Église, à qui cette vérité a été confiée, doit aller à la rencontre de leur désir pour la leur apporter. C’est parce qu’elle croit au dessein universel de salut qu’elle doit être missionnaire ». Le dialogue donc, tout en faisant partie de la mission évangélisatrice, n’est qu’une des actions de l’Église dans sa mission ad gentes. La parité, condition du dialogue, signifie égale dignité personnelle des parties, non pas égalité des doctrines et encore moins égalité entre Jésus-Christ — Dieu lui-même fait homme — et les fondateurs des autres religions. L’Église en effet, guidée par la charité et le respect de la liberté, doit en premier lieu annoncer à tous la vérité définitivement révélée par le Seigneur, et proclamer la nécessité, pour participer pleinement à la communion avec Dieu Père, Fils et Saint-Esprit, de la conversion à Jésus-Christ et de l’adhésion à l’Église par le baptême et les autres sacrements. D’autre part la certitude de la volonté salvifique universelle de Dieu n’atténue pas, mais augmente le devoir et l’urgence d’annoncer le salut et la conversion au Seigneur Jésus-Christ.

Congrégation pour la doctrine de la foi, Déclaration Dominus Iesus, 6 août 2000, §22, sur vatican.va

« Il faut croire fermement que Jésus-Christ, Fils de Dieu fait homme, crucifié et ressuscité, est le médiateur unique et universel du salut de toute l’humanité. […] Selon la doctrine catholique, il faut tenir que: «ce que l’Esprit fait dans le cœur des hommes et dans l’histoire des peuples, dans les cultures et les religions, remplit une fonction de préparation évangélique (cf. Const. dogm. Lumen Gentium, n. 16)». Il est donc légitime de soutenir que l’Esprit Saint pour sauver les non-chrétiens, utilise aussi les éléments de vérité et de bonté qui se trouvent dans les diverses religions, mais considérer comme voies de salut ces religions, prises comme telles, n’a aucun fondement dans la théologie catholique; en effet, elles présentent des lacunes, des insuffisances et des erreurs sur les vérités fondamentales regardant Dieu, l’homme et le monde. En outre, le fait que les éléments de vérité et de bonté des différentes religions puissent préparer les peuples et les cultures à accueillir l’événement salvifique de Jésus-Christ, ne suppose pas que les textes sacrés des autres religions puissent être considérés comme complémentaires à l’Ancien Testament, qui est la préparation immédiate à l’événement du Christ. »

Congrégation pour la doctrine de la foi, Notification sur le livre du P. JACQUES DUPUIS, S.J., «Vers une théologie chrétienne du pluralisme religieux» Paris, Cerf 1997, 24 janvier 2001

« Ainsi, si le dialogue interreligieux constitue l’un des défis les plus significatifs de notre époque, le phénomène des migrations pourrait en favoriser le développement. Ce dialogue, comme je l’ai écrit dans la Lettre apostolique Novo millennio ineunte, ne pourra évidemment pas « être fondé sur l’indifférentisme religieux » (n. 56). Au contraire, nous chrétiens « avons le devoir de le développer en offrant le témoignage plénier de l’espérance qui est en nous » (Ibid.). Le dialogue ne doit pas cacher, mais exalter le don de la foi. Par ailleurs, comment pourrions-nous garder une telle richesse pour nous seuls? Comment ne pas présenter aux migrants et aux étrangers qui professent des religions différentes et que la Providence nous fait rencontrer, même si nous le faisons avec une grande attention à la sensibilité de l’autre, le plus grand trésor que nous possédons? »

Message du 25 juillet 2001  

« Dans cet engagement œcuménique, la prière, la pénitence, l’étude, le dialogue et la collaboration ont une importance prioritaire, afin que, grâce à une nouvelle conversion au Seigneur, il soit possible à tous de reconnaître la permanence du Primat de Pierre dans ses successeurs, les Evêques de Rome, et de voir réaliser le ministère de Pierre, tel qu’il est voulu par le Seigneur, comme un service apostolique universel, présent à l’intérieur de toutes les Eglises, et qui, restant sauve sa substance d’institution divine, peut s’exprimer de manières diverses, selon les temps et les lieux, comme l’histoire le prouve.”

Congrégation pour la doctrine de la foi, Lettre aux évêques de l’Église catholique sur certains aspects de l’Église comprise comme communion, 28 mai 1992, §18, sur vatican.va

« Mais le but fondamental de sa mission reste l’annonce du Christ et de son Évangile. Il sait que l’annonce de Jésus est le premier acte de charité envers l’homme, au-delà de tout geste de solidarité, même généreux. En effet, il n’y a pas de vraie évangélisation “si le nom, l’enseignement, la vie, les promesses, le Règne, le mystère de Jésus de Nazareth Fils de Dieu ne sont pas annoncés” (Exhort. apost. Evangelii nuntiandi, n. 22). Il arrive que, en raison d’un environnement dominé par un indifférentisme et un relativisme religieux toujours plus répandus, la dimension spirituelle de l’engagement caritatif ait de la peine à ressortir. Par ailleurs, on note chez certains la peur que l’exercice de la charité dans une perspective d’évangélisation puisse les faire taxer de prosélytisme. L’annonce et le témoignage de l’évangile de la charité constituent le terrain sur lequel s’enracine la mission envers les migrants (cf. lettre apost. Novo millennio ineunte, n. 56). »

Message pour la 87ème journée mondiale des migrants

« A ce propos, nous réaffirmons que le dialogue interreligieux ne remplace pas la missio ad gentes, mais qu’il est plutôt une partie de celle-ci (cf. Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Déclaration Dominus Iesus, n. 2). De même, il faut observer que les explications relativistes du pluralisme religieux, qui affirment que la foi chrétienne n’a aucune valeur différente par rapport à toute autre foi, vident en fait le christianisme de son noyau christologique, qui le définit: la foi, séparée de notre Seigneur Jésus Christ comme unique Sauveur n’est plus chrétienne, n’est plus une foi théologique. Une interprétation encore plus erronée de notre foi a lieu lorsque le relativisme conduit au syncrétisme: une « construction spirituelle » artificielle, qui manipule et, en conséquence, déforme la nature fondamentale, objective et révélatrice du christianisme. Ce qui rend l’Eglise missionnaire de par sa nature même est précisément le caractère définitif et complet de la révélation de Jésus Christ comme Fils de Dieu (cf. Dei Verbum, n. 2). Tel est le fondement de notre foi. »

Discours du 3 juillet 2003

« vous vous attachez à entretenir de bonnes relations et à promouvoir le dialogue interreligieux, qui est, comme j’ai eu l’occasion de le dire, un dialogue de la vie. Un tel dialogue doit aussi raviver chez les chrétiens la conscience de leur foi et leur attachement à l’Église, car toute forme de relativisme ne pourrait que nuire gravement aux relations entre les religions. »

Discours du 27 février 2004

« Vous êtes ici pour discuter de l’œcuménisme. Ce mot ne devrait pas évoquer la fausse peur des ajustements nécessaires à tout renouveau authentique de l’Église (cf. Directoire œcuménique 1, 2). Mais l’œcuménisme est encore moins un passeport pour l’indifférentisme ou le désintérêt à l’égard de tout ce qui est essentiel à notre tradition sacrée. Il est plutôt un défi, un appel à travailler sous la direction de l’Esprit Saint pour l’unité visible et parfaite dans la foi et l’amour, la vie et le travail, de tous ceux qui professent la foi dans le seul Seigneur Jésus-Christ. Malgré les rapides progrès de ces récentes années, beaucoup reste à faire. »

Discours du 23 novembre 1979

« Selon la pensée de Paul VI, et on peut dire aussi du Concile, le “dialogue” signifie certainement l’ouverture, la capacité de comprendre un autre jusqu’aux racines mêmes: son histoire, le chemin qu’il a parcouru, les inspirations qui l’animent. Il ne signifie ni l’indifférentisme, ni en aucune façon “l’art de confondre les concepts essentiels”; or malheureusement, cet art est très souvent reconnu comme équivalant à l’attitude du “dialogue”. Et il ne signifie pas non plus “voiler” la vérité de ses convictions, de son “credo”. »

Discours du 1er juin 1980

« Aussi les catéchistes dont la tâche prioritaire dans la mission est l’annonce de l’Evangile, doivent-ils être ouverts, préparés et engagés en ce genre de dialogue. Il faut les aider à en comprendre la valeur et à le réaliser, en tenant compte des indications du Magistère et, en particulier de celles de l’Encyclique Redemptoris Missio, du document conjoint Dialogue et Annonce du Conseil Pontifical pour le Dialogue Interreligieux et de la CEP et du Catéchisme de l’Eglise Catholique; ces Directives comportent: […] Des convictions de foi que le salut vient du Christ, et que pour cela, le dialogue ne dispense pas de l’annonce; que l’Eglise est la voie ordinaire du salut et qu’elle seule possède la plénitude de la vérité révélée et des moyens salvifiques . Comme l’a reconfirmé S.S. Jean Paul II, en référence à l’Encyclique Redemptoris Missio: on ne peut « mettre sur le même plan la révélation de Dieu en Christ et les écrits ou traditions des autres religions. Un théocentrisme qui ne reconnaît pas le Christ dans sa pleine identité serait inacceptable pour la foi catholique (…) Le mandat missionnaire du Christ perpétuellement valable est une invitation explicite à faire de tous les peuples des disciples et à les baptiser, afin que s’ouvre pour eux la plénitude du don de Dieu ». En conséquence, le dialogue ne doit pas induire au relativisme religieux. »

Guide pour les catéchistes de 3 Décembre 1993

« Le fait que nous soyons venus ici n’implique aucune intention de chercher un consensus religieux entre nous ou de mener une négociation sur nos convictions de foi. II ne signifie pas non plus que les religions peuvent être réconciliées sur le plan d’un engagement commun dans un projet terrestre qui les dépasserait toutes. Ce n’est pas non plus une concession au relativisme en matière de croyances religieuses, car tout être humain doit suivre honnêtement sa conscience droite avec l’intention de rechercher la vérité et de lui obéir. »

Jean-Paul II, Allocution dans la basilique Sainte-Marie-des-Anges, 27 octobre 1986. Documentation Catholique sur la-croix.com, « Une autre dimension de la paix », le 19/09/2016.

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