Comprendre la FSSPX

Cet article a originellement été relayé par l’institut docteur angélique

Comprendre la FSSPX – ou plutôt : pourquoi on n’y comprend rien ; demain le sédévacantisme ou le ralliement à Vatican II ?

Introduction :

J’aimerais parler de la Fraternité saint Pie X, ce petit groupe d’environ 100 000 fidèles[1] et qui compte, selon ses propres chiffres, un peu plus de 600 prêtres[2]. Ce groupe a quitté l’Église depuis au moins 1988, lorsque son fondateur Mgr Lefebvre consacra 4 évêque contre l’avis du pape saint Jean-Paul II, créant ainsi de facto une Église parallèle3[3]. Le schisme peut même être considéré comme apparent depuis 1974[4]. Ce groupe rejette le Concile Vatican II notamment ses documents dogmatiques[5], prône un libre-examen des documents papaux[6], rejette la messe de vénérable Paul VI[7] ainsi que le Code de droit canon latin de 1983[8] (et de ce fait le Code de droit canon oriental de 1991) et veut brûler le Père Noël[9].

Depuis environ 15 ans, la FSSPX négocie activement avec l’Église[10]. De ce fait, je pense qu’il est bon de vous proposer une esquisse du paysage de la FSSPX afin d’expliquer pourquoi ce groupe continue d’être coupé de l’Église – quoiqu’ils en disent[11]. Dans une de mes anciennes vidéos, je disais : https://youtu.be/P1NUCHKxQh0?t=10m27s

J’aimerais revenir sur ce point et l’approfondir afin d’exposer ce que je pense être le nœud gordien des négociations. Ce nœud, c’est Mgr Lefebvre, fondateur de la FSSPX. L’autorité de Lefebvre est constamment invoquée au sein de la FSSPX. Par exemple, Mgr Alfonso de Galaretta, après l’échec des négociations de 2012, publie une compilation de textes de Lefebvre afin de légitimer cet échec[12]. Encore tout récemment, Mgr Fellay, dans le dernier bulletin d’information internes de la FSSPX – qui s’appelle Cor Unum – pour légitimer les négociations en cours invoque… Lefebvre :

2. Face à cette terrible réalité, Mgr Lefebvre a réagi, en prenant les moyens qui devaient être utilisés pour en sortir. Il a pu former des prêtres, tout en refusant les nouvelles orientations, fidèle à l’ensemble des vérités et à tout ce qui avait été transmis par notre Mère la Sainte Église

5. Monseigneur Lefebvre n’a cependant jamais voulu se séparer de l’Église.

[…]

Il en est de même des mouvements Ecclesia Dei, y compris dans la Fraternité Saint-Pierre, où l’on trouve un certain nombre de Nicodèmes, convaincus que l’analyse de Mgr Lefebvre sur Vatican II est la bonne.[13]

D’où peut venir cette contradiction apparente ? Entrons dans le vif du sujet !


1) L’autorité de Lefebvre

Mgr Marcel Lefebvre a fondé la FSSPX en 1970[14] et est devenu une sorte de parangon de ce que certains appellent l’« intégrisme », c’est-à-dire le fait de rejeter tout ce qui vient de l’Église après Vatican II. Cela était le cas de son vivant, raison pour laquelle, lors de son sermon de Lille en 76 il se plaint d’être appelé « chef des traditionalistes »[15] ; sa guidance agit toujours aujourd’hui. 

Par exemple, pour justifier ses positions, la FSSPX invoque, avant les arguments théologiques et historiques… des lettres de Lefebvre[16]. De même, dans un article concernant l’exégèse des textes de Vatican II, c’est Lefebvre qui est mentionné en premier comme référence[17]. Encore, dans un récent numéro du Petit Eudiste, revue trimestrielle officielle de la FSSPX du prieuré de saint Jean Eudes, au sujet des négociations entre le Vatican et la FSSPX, Lefebvre y est cité une fois par page au minimum[18]. Un dernier exemple : dans le refus de la messe promulguée par Paul VI, dans le bimensuel officiel de la FSSPX nommé Fideliter, n° 237 de mai-juin 2017, titré : « L’illégitime messe de Paul VI », dès la 29ème page, sur les 86 que comporte le magazine[19], l’autorité invoquée pour refuser la messe Paul VI est, à grands coups de citations, là encore, Lefebvre[20]. La chose va si loin que les sermons que Lefebvre a prononcés à Écône ont été publiés en 2016, et sont vendus avec l’accord de la FSSPX, sous le titre : Ecône, Chaire de Vérité[21]. Et, récemment, est paru, avec la bénédiction de la FSSPX, je cite, un « album photos sur les années de jeunesse de Mgr Lefebvre »[22]

Parenthèse : 

Rappelons que la FSSPX a assigné devant le tribunal de Paris le 31 mars 2011 les Éditions saint Rémi, éditeur sédévacantiste, pour avoir publié 219 sermons de Lefebvre[23]. Le tribunal a tranché en disant que la FSSPX disposait « vraisemblablement » des droits sur les sermons de Lefebvre[24] ; la FSSPX ne se prive d’ailleurs pas de faire valoir ses droits sur les œuvres de Lefebvre, notamment en censurant les moines lefebvristes d’Avrillé[25], moines d’Avrillé qui, en passant, se prétendent dominicains alors qu’ils ne sont pas reconnus par l’Ordre de Prêcheurs[26].

De ce fait, cela prouve que toute publication des œuvres de Lefebvre doit se faire et s’est toujours fait avec l’accord de la FSSPX.

Reprenons :

Quiconque a lu des articles émanant de la FSSPX, par exemple sur un de leurs sites officiel comme La Porte Latine, aura compris que Lefebvre est l’alpha et l’oméga de la pensée des prêtres de la FSSPX… des prêtres qu’on peut donc appeler, en nous appuyant sur l’explication du théologien von Balthasar, non pas « catholiques » mais « lefebvristes »[27], disons-le carrément. Vous pouvez constater leur référence quasiment constante à Lefebvre, ses paroles, sa vie, ses idées, etc. par vous-même si vous le voulez en lisant les publications officielles de la FSSPX.


2) Les 3 Marcel Lefebvre

Maintenant que nous avons établi que Lefebvre faisait autorité au sein de la FSSPX, penchons-nous sur le nœud du problème, à savoir : en quoi Lefebvre est à la fois un frein aux négociations et en même temps un carburant à ces négociations ainsi qu’au ralliement de la FSSPX à Rome.

Évidemment, cette démonstration n’est pas sans difficultés et il est certain qu’elle manquera de précision, néanmoins j’estime qu’elle permettre au public de se faire une idée générale sur les idées de Lefebvre.

Il faut comprendre qu’il y a trois Lefebvres :

  1. Le Lefebvre du sédévacantisme potentiel.
  2. Le Lefebvre du ralliement à Rome
  3. Le Lefebvre entre les deux.

2.a) Ce premier Lefebvre a deux caractéristiques : 

1) Une défiance envers les nouveaux sacrements, ce qui lui fera dire lors de son célèbre sermon de Lille en 1976 :

Eh bien ! je vous le dis, mes biens chers frères, ce qu’a fait la Révolution [française] n’est rien à côté de ce qu’a fait le concile Vatican II, rien! […] C’est précisément parce que cette union voulue par les libéraux, entre l’Église et la Révolution et la subversion, est une union adultère, que de cette union adultère ne peuvent venir que des bâtards ! Et qui sont ces bâtards ? Ce sont nos rits, le rit de la nouvelle messe est un rit bâtard ! Les sacrements sont des sacrements bâtards. Nous ne savons plus si ce sont des sacrements qui donnent la grâce ou qui ne la donnent pas. Nous ne savons plus si cette messe nous donne le Corps et le Sang de Notre-Seigneur JésusChrist ou si elle ne les donne pas. […] Les prêtres qui sortent des séminaires sont des prêtres bâtards. Ils ne savent pas ce qu’ils sont. Ils ne savent pas qu’ils sont faits pour monter à l’Autel, pour offrir le Sacrifice de Notre-Seigneur Jésus-Christ, et pour donner Jésus-Christ aux âmes, et appeler les âmes à Jésus-Christ.[28]

Cette attitude lui vaudra un blâme ainsi que des explications théologiques de la part du cardinal Seper en 1978, ce dernier jugea l’attitude de Lefebvre sur le point du nouveau sacrement de confirmation comme « erreur objectivement proche de l’hérésie »[29].

Cela n’empêchera pas Lefebvre de déclarer dans une lettre en 1988 :

Tous les sacrements des évêques ou des prêtres modernistes sont douteux maintenant.[30]

2) Il ne pontifie pas une doctrine sédévacantiste mais admet que c’est une hypothèse qui sera peut-être validée plus tard. Alors, partant du principe que « [s]’il arrivait que le pape ne fût plus le serviteur de la vérité, il ne serait plus pape[31] », sur un laps de 10 ans il déclare des affirmations telles que:

Lors d’une Conférence sur Vatican II, aux Associations St Pie V, à Écône en février 1976 :

Alors on peut dire du saint Père, oui, en effet : « ce n’est pas possible qu’un pape puisse faire cela, donc il n’est pas pape », le raisonnement vaut, le raisonnement… j’en sais rien ! je ne dis pas que ce soit ça, mais je dis il y a plusieurs hypothèses et ça peut être une hypothèse valable, elle se découvrira peut-être, je n’en sais rien, je n’en sais rien, à mon sens elle n’est pas encore claire, voyez. Mais si un jour, se découvrait… et c’est ces choses qui sont pas impossibles, […] Mais vous savez ce n’est pas une chose impossible, et les théologiens ont étudié le problème, les théologiens ont étudié le problème pour savoir si c’est une chose possible, si un pape peut être par exemple hérétique et par conséquent serait excommunié et par conséquent tous ses actes seraient illégitimes et invalides. Et si par hypothèse – je n’en sais rien encore une fois, ne me faites pas dire ce que je ne dis pas, je ne sais pas, mais enfin étant donné qu’on découvre, on découvre tout doucement ces appartenances à la maçonnerie – imaginez que le pape soit… ait été inscrit dans une loge maçonnique avant son élection : il était excommunié ; excommunié, son élection est invalide, il ne peut pas être pape, et nous aurions pendant un moment un pape qui ne serait pas pape. C’est des choses possibles, encore une fois je dis pas que ce soit.[32]

Interview de Mgr Lefebvre faite à Ecône, le 2 août 1976, (paru dans Le Figaro, 4 août 1976).

D’autre part, s’il nous apparaît certain que la foi enseignée par l’Église pendant vingt siècles ne peut contenir d’erreur, nous avons beaucoup moins l’absolue certitude que le pape soit vraiment pape. L’hérésie, le schisme, l’excommunication ipso facto, l’invalidité de l’élection sont des causes qui éventuellement peuvent faire qu’un pape ne l’ait jamais été ou ne le soit plus. Dans ce cas, évidemment très exceptionnel, l’Eglise se trouverait dans une situation semblable à celle qu’elle connaît après le décès d’un souverain pontife.

[…]

À cette question il faudra bien répondre un jour, mais laissant ce problème aux théologiens et aux historiens[33]

En somme il considère le sédévacantisme comme une « hypothèse » dont il n’est pas impossible qu’elle « soit un jour confirmée par l’Eglise. Car elle a pour elle des arguments sérieux. » (1977)[34] mais néanmoins ne souhaite pas « encore le dire d’une manière solennelle et formelle » que le siège de saint Pierre est vacant (1986)[35] [36]; il déclare, en 1986 après la rencontre d’Assise – pour laquelle il fera réaliser des caricatures insultantes[37] -, que le pape Jean-Paul II est selon lui « peut-être… plus ou moins » schismatique[38].

2.b) Ce second Lefebvre, c’est le Lefebvre qui déclare sans ambages à saint Jean-Paul II en 1980 :

je n’ai aucune hésitation sur la légitimité et la validité de Votre élection[39]

Et en 1985 :

Nous [Mgr Lefebvre et Mgr de Castro Mayer] avons toujours accepté et déclarons accepter les textes du Concile selon le critère de la Tradition c’est-à-dire selon le Magistère traditionnel de l’Église. Nous n’avons jamais affirmé et n’affirmons pas que le Nouvel Ordo Missæ, célébré selon le rite indiqué dans la publication romaine, est de soi invalide ou hérétique[40]

C’est le Lefebvre qui, finalement, signe « avec une réelle satisfaction[41] » – ce sont ses propres mots – un accord avec Jean-Paul II le 5 mai 1988 afin de régulariser la FSSPX, dans lequel Lefebvre accepte divers points dans le but d’avoir l’autorisation de sacrer un évêque pour prendre sa suite à la tête de la FSSPX[42].

2.c) Le troisième Lefebvre, c’est le Lefebvre entre ces deux pôles

Ce Lefebvre à qui Paul VI, au tout début du schisme, a remonté les bretelles en lui disant dans une lettre du 29 juin 1975 :

Vous laissez invoquer en votre faveur le cas de saint Athanase. Il est vrai que ce grand évêque demeura pratiquement seul à défendre la vraie foi, dans les contradictions qui lui venaient de toute part. Mais, précisément, il s’agissait de la défense de la foi du récent Concile de Nicée. Le Concile fut la norme qui inspira sa fidélité, comme du reste chez saint Ambroise. Comment aujourd’hui quelqu’un pourrait-il se comparer à saint Athanase, en osant combattre un Concile comme le deuxième Concile du Vatican, qui ne fait pas moins autorité, qui est même sous certains aspects plus important encore que celui de Nicée ?[43]

Et le saint Père de renchérir 2 mois plus tard en écrivant à Lefebvre que sa position – celle de Lefebvre – n’était « pas selon l’Evangile et selon la foi.[44] ». Et encore le pape d’admonester Lefebvre lors d’un consistoire le 24 mai 1976[45][46].

À ces lettres, Lefebvre souhaita répondra en exprimant son « attachement sans réserve au SaintSiège et au Vicaire du Christ [à qui] Jésus-Christ a confié la charge de confirmer ses frères dans la foi[47] ». À l’allocution, il écrivit au pape qu’il était « intimement persuadé être en pleine communion de pensée et de foi avec [Sa] Sainteté[48] ». Deux mois plus tard, le 27 août 1976, dans la préface son livre J’accuse le concile, il déclare qu’il n’y a qu’une seule solution face à ceux qui ont « tourné le dos à la véritable Eglise de toujours, lui ont donné de nouvelles institutions, un nouveau sacerdoce, un nouveau culte, un nouvel enseignement toujours en recherche, et cela toujours au nom du Concile. » et qui« dogmatisent le Concile, le comparent à celui de Nicée, le prétendent semblable aux autres sinon supérieur ! » : « une seule solution : abandonner ces témoins dangereux pour [s’]attacher fermement à la Tradition »[49]. On appréciera la contradiction à à peine 2 mois d’interval, mais avec Lefebvre on finit par avoir l’habitude.

C’est le Lefebvre qui, en 1988, rompt l’accord signé avec saint Jean-Paul II dès le lendemain de la signature – mais sans jamais renier cet accord sur le fond, la cause de rupture étant le fait que Lefebvre et le Vatican n’arrivaient pas à se mettre d’accord ni sur une date pour l’ordination des évêques[50] [51] ; ni sur qui serait ordonné évêque[52], le tout couplé à la méfiance de Lefebvre envers les autorités de l’Église. Ce Lefebvre qui déclare, par après, toujours en 1988 que ceux qui adhéraient au concile Vatican II souffraient d’un « SIDA spirituel » et renchérit en disant :

Vous voyez bien qu’il voulait nous ramener à l’Eglise conciliaire. Ce n’est pas possible, car il est clair qu’ils veulent nous imposer ces nouveautés pour en finir avec la Tradition. Ils n’accordent rien par estime de la liturgie traditionnelle, mais simplement pour tromper ceux à qui ils le donnent, et diminuer notre résistance, enfoncer un coin dans le bloc traditionnel pour le détruire.[53]

C’est le Lefebvre qui est dans le pragmatisme, bien ballotté par le fait de faire la messe et de former ses prêtres schismatiques ainsi que par les questions doctrinales tout en essayant de ne pas s’éloigner de l’Église mais qui en même temps considère que cette Église est un poison depuis Vatican II.

Le Lefebvre de sa déclaration de 1974 déclarant l’Église après Vatican II est « néo protestante » et « néo-moderniste »[54] et en 1976 que la suspens a divinis que Paul VI lui a infligée est nonvalable « aussi bien canoniquement que théologiquement » car la respecter reviendrait selon lui à « contribu[er] à détruire l’Eglise avec les autres » [55].

C’est le Lefebvre qui, le 29 juillet 1976, considère que

Cette Eglise conciliaire est une Eglise schismatique parce qu’elle rompt avec l’Eglise catholique de toujours. Elle a ses nouveaux dogmes, son nouveau sacerdoce, ses nouvelles institutions, son nouveau culte déjà condamné par l’Eglise en maints documents officiels et définitifs.[56]

Et en 1978 :

[N]ous avons affaire à une contrefaçon de l’Église et non pas à l’Église catholique. […] Non seulement ils n’enseignent plus la foi catholique et ne défendent plus la foi catholique, mais ils enseignent autre chose, ils entraînent l’Église dans autre chose que l’Église catholique. Ce n’est plus l’Église catholique. Ils sont assis sur le siège de leurs prédécesseurs, tous ces cardinaux qui sont dans les congrégations et tous ces secrétaires qui sont dans ces congrégations ou à la secrétairerie d’État ; ils sont bien assis là où étaient leurs prédécesseurs, mais ils ne continuent pas leurs prédécesseurs. Ils n’ont plus la même foi, ni la même doctrine, ni la même morale même que leurs prédécesseurs. Alors ce n’est plus possible. […]. Ce n’est pas l’Église qui nous demande de fermer le séminaire. Ce n’est pas l’Église. Ce n’est pas le pape en tant que pape, ceux qui sont là en tant qu’ils sont vraiment les successeurs de ceux qui étaient avant eux, non ! C’est une loge maçonnique qui est arrivée à pénétrer à l’intérieur du Vatican et qui mène tout, et qui évidemment ne peut pas nous sentir. […] Je pense que l’on peut, que l’on doit même croire que l’Église est occupée. Elle est occupée par cette Contre-Église. Par cette Contre-Église que nous connaissons bien et que les papes connaissent parfaitement et que les papes ont condamnée tout au long des siècles.[57]

Le 29 août 1987, en prévision de ses sacres épiscopaux, il écrit une « lettre […] aux futurs évêques » dans laquelle il déclare :

La chaire de Pierre et les postes d’autorité de Rome étant occupés par des antichrists, la destruction du Règne de Notre Seigneur se poursuit rapidement à l’intérieur même de son Corps mystique ici-bas, spécialement par la corruption de la sainte Messe[58]

Environ 1 an avant de signer l’accord avec Jean-Paul II, le 4 septembre 1987, il déclare :

Il nous faut tenir, absolument tenir, tenir envers et contre tout. Et alors, maintenant j’en arrive à ce qui vous intéresse sans doute davantage ; mais moi, je dis : Rome a perdu la foi, mes chers amis. Rome est dans l’apostasie. Ce ne sont pas des paroles, ce ne sont pas des mots en l’air que je vous dis. C’est [l]a vérité. Rome est dans l’apostasie. On ne peut plus avoir confiance dans ce monde-là, il a quitté l’église, Ils ont quitté l’Église. Ils quittent l’Église C’est sûr, sûr, sûr.[59]

On notera l’utilisation ambiguë du terme « Rome » ainsi que l’utilisation étrange des temps ; ils ont quitté l’Eglise ou ils sont en train de la quitter ?

Là est tout le paradoxe – voire l’incohérence : pourquoi donc signer avec une Église qui serait apostat et schismatique et – comme le conclut Lefevre – « donc pas catholique[60]» ?! Pourquoi même négocier avec elle ?

Ce Lefebvre, après la rupture de l’accord, déclare :

En 1989 sur les traditionnalistes fidèles au pape :

Il nous faut tenir, absolument tenir, tenir envers et contre tout. Et alors, maintenant j’en arrive à ce qui vous intéresse sans doute davantage ; mais moi, je dis : Rome a perdu la foi, mes chers amis. Rome est dans l’apostasie. Ce ne sont pas des paroles, ce ne sont pas des mots en l’air que je vous dis. C’est [l]a vérité. Rome est dans l’apostasie. On ne peut plus avoir confiance dans ce monde-là, il a quitté l’église, Ils ont quitté l’Église. Ils quittent l’Église C’est sûr, sûr, sûr.[59]

[…]

Comment et par qui est distribuée la sainte communion ? Quelle sera la prédication ? Etc. 

Ces Messes sont des “attrape-nigauds” qui entraînent les fidèles dans la compromission ![61]

Et écrit en 1990 dans son Itinéraire spirituel :

C’est donc un devoir strict pour tout prêtre voulant demeurer catholique de se séparer de cette Église conciliaire tant qu’elle ne retrouvera pas la tradition du Magistère de l’Église et de la foi catholique.[62]

Qui insiste encore sur ceux qui pratiquent la messe saint Pie V et qui ont un accord avec Rome en 1991 en proclamant :

Quand ils disent qu’ils n’ont rien lâché, c’est faux. Ils ont lâché la possibilité de contrer Rome. Ils ne peuvent plus rien dire. Ils doivent se taire étant données les faveurs qui leur ont été accordées. Il leur est maintenant impossible de dénoncer les erreurs de l’Eglise conciliaire. Tout doucement ils adhèrent, ne serait-ce que par la profession de foi qui est demandée par le cardinal Ratzinger.[63]

Et qui conclura, à la toute fin de sa vie en 1991 :

Certainement la question de la liturgie et des sacrements est très importante, mais ce n’est pas la plus importante. La plus importante c’est celle de la foi. Pour nous elle est résolue. Nous avons la foi de toujours, celle du concile de Trente, du catéchisme de saint Pie X, de tous les conciles et de tous les papes d’avant Vatican II. […] Pour eux il n’y a pas de vérité fixe, il n’y a pas de dogme. Tout est en évolution.nC’est là une conception tout à fait maçonnique. C’est vraiment la destruction de la foi. Heureusement, nous, nous continuons de nous appuyer sur la Tradition ! […] Aussi maintenant, à ceux qui viennent me dire : il faut vous entendre avec Rome, je crois pouvoir dire que je suis allé plus loin même que je n’aurais dû aller[64]

Dans son tout derniers texte publique (4 mars 1991), il écrit qu’il se trouve face à la « la Révolution doctrinale inaugurée officiellement dans l’Église par le Concile et continuée jusqu’à nos jours, […] on ne peut s’empêcher de penser au « Siège d’iniquité » prédit par Léon XIII, ou à la perte de la foi de Rome prédite par Notre Dame à la Salette. » Il ajoute qu’il constate aussi la « diffusion et l’adhésion des autorités romaines aux erreurs maçonniques condamnées maintes fois par leurs prédécesseurs [et qui] est un grand mystère d’iniquité qui ruine dans ses fondements la foi catholique. ». Il termine en écrivant : « [l]e Pape lui-même diffuse désormais sans discontinuer les principes d’une fausse religion, qui a pour résultat une apostasie générale. ». Lefebvre conclut : il se trouve donc devant une la « dure et pénible réalité [qui les] oblige en conscience à organiser par [eux]-mêmes la défense et la protection de [leur] foi catholique. »[65]

Notons une caractéristique importante des 3 facettes de Lefebvre : la croyance exagérée en des révélations privées, ce qui fait que, par exemple :

  • Il pense accomplir une mission divine prophétisée par une apparition de la Vierge à Quito[66] ; la FSSPX considère d’ailleurs qu’« [i]l est clair que Mgr Lefebvre est le prélat prédit par Notre Dame de Bon Succès à Quito en 1634. Mgr Lefebvre ne s’est pas désigné lui-même comme défenseur de la foi. C’est la Providence qui le désigna.[67] »
  • Que Jean XXIII a caché le 3ème secret de Fatimà car – je cite – « étant donné qu’il aurait fallu qu’il prenne des mesures telles qu’il ne se sentait peut-être pas capable de changer complétement les orientations qu’il commençait à prendre en vue du Concile et pour le Concile[68] »
  • Que la partie de la vision de La Salette qui parle d’une « éclipse de l’Église » se rapporte aux années d’après Vatican II[69] ; rappelons que ce passage n’a jamais été reconnu par l’Église et depuis 1999 nous savons qu’il s’agit d’une seconde partie ajoutée postérieurement[70] ; Léon XIII interdit un temps de discuter de ce texte de l’apparition[71] et que ce texte fut mis – à cause de cette seconde partie – à l’index en 1923[72]

3) Les tenants actuels de chacune de ces positions dans la FSSPX  

Je vais maintenant essayer de dresser un portrait des tenants les plus représentatifs de ces 3 courants – évidemment, ce portrait sera grossier et, comme il s’attache à des hommes, imprécis.

3.a) Mgr Fellay

Le continuateur de la position « ralliériste » – c’est-à-dire ceux qui sont en faveur du ralliement de la FSSPX à l’Église – c’est bien sûr Mgr Fellay – quoique, au vu de certaines de ses déclarations[73] [74] [75] [76] [77] [78] et des incohérences du modèle qu’est Lefebvre, on n’est jamais sûr de rien

C’est lui qui demande à plusieurs reprises que l’excommunication qui le frappait lui et les trois autres évêques de la FSSPX soit levée[79] mais qui, trois jours après que celles-ci eurent été levées le 21 janvier 2009, rappelle aux fidèles de la FSSPX qu’il a « toujours contest[é] » cette excommunication[80]

En 2011, après l’échec des négociations Fellay déclare :

Malheureusement dans le contexte actuel de la Fraternité, la nouvelle déclaration ne passera pas.[81]

Toujours en invoquant Lefebvre, il considère que « quand nous comparons les arguments que Mgr Lefebvre avait donnés à l’époque, nous concluons qu’il n’aurait pas hésité à accepter ce qui nous est proposé.[82] »

Par après, il change de discours et déclare que l’accord proposé par Benoît XVI est en soi inacceptable :

Dans toutes ces discussions, je suis arrivé à la conclusion – et je pense que c’est ce qui explique ce qui se passe maintenant –, que le pape vraiment, très sérieusement, voudrait reconnaître la Fraternité. Cependant les conditions qu’il pose sont pour nous impossibles. Les conditions que l’on trouve dans sa lettre sont pour nous tout simplement impossibles.

Dire que le Concile est traditionnel ! Alors que tout nous dit le contraire ! 50 ans de l’histoire de l’Eglise disent le contraire ! Dire que la nouvelle messe est bonne ! Là aussi il n’y a qu’à ouvrir les yeux pour voir le désastre[83]

Le 26 juin 2017, le cardinal Müller, avec l’accord du pape, a, en tant que président de la Congrégation pour la doctrine de la foi, écrit une lettre officielle à la FSSPX lui disant que : pour que l’Église reconnaisse la FSSPX, la FSSPX devrait 1) adhérer « à la nouvelle formule de la Professio fidei datant de 1988 », 2) déclarer « de manière explicite […] [son] acceptation des enseignements du concile Vatican II et ceux de la période post-conciliaire », 3) « reconnaître, non seulement la validité, mais aussi la légitimité du Rite de la Sainte Messe et des Sacrements, selon les livres liturgiques promulgués après le concile Vatican Il »[84]

Fellay décide donc que les négociations repartent de zéro ; il déclare, le 29 juin 2017, soit trois jours après réception de la lettre : « c’est comme dans le jeu de l’oie. On était presque arrivé au but, et nous sommes tombés sur la case : retour à la case départ. Voilà que tout est par terre, il faut tout recommencer à zéro. »[85]

Dernièrement, en septembre 2017, Fellay a signé une Correctio Filialis à l’encontre du pape François[86] ; cette correction, même si elle est contre les idées du pape, se fonde, entre autres, sur bon nombre de documents de Vatican II et post-Vatican II[87]ce qui fait que, tacitement, Fellay s’inscrit dans une herméneutique de continuité telle que l’avaient formulée notamment Paul VI[88] et Benoît XVI[89]. Herméneutique de continuité que Fellay avait d’ailleurs déjà timidement formulée en 2012 lorsqu’il déclarait :

De nombreuses personnes comprennent le Concile de travers. […] Après les discussions, je pense que nous nous sommes rendu compte que de nombreuses choses que nous aurions condamnées et que nous croyions comme issues du concile, en fait ne sont pas issues du Concile mais de l’interprétation commune qu’on a fait de lui. […] Le concile présente une liberté religieuse qui en fait est très très limitée, très limitée[90]

Même si on est loin de la position précédente de la FSSPX qui était qui, sur le sujet de la comission vaticane qui s’occupe des traditionalistes, déclarait : « La Fraternité sacerdotale

Saint-Pie X refuse absolument de se rattacher à cette institution [la commission Ecclesia Dei], car elle considère qu’elle n’a jamais quitté, et d’aucune manière, le sein de notre Mère l’Eglise. »[91], le ralliement ne semble pas être pour demain la veille.

3.b) Mgr Tissier de Mallerais

Celui qui peut être considéré comme sédévacantiste potentiel c’est Mgr Tissier.

C’est lui qui parle de « L’Eglise parallèle, […] la néo-Eglise de Vatican II : son esprit, sa nouvelle religion ou non-religion. » avec qui il ne faut pas « cherche[r] […] de “réconciliation” » mais qu’il faut plutôt combattre. Qui considère Benoît XVI comme étant « un vrai moderniste, avec la théorie complète du modernisme mis à jour ! » contre qui « Mgr Lefebvre, donc, crierait : « Hérétiques, vous pervertissez la Foi ! » [92]» et qui admet très bien, dans une lettre à maintenant feu le prêtre sédévacantiste gérant du site tout aussi sédévacantiste Virgo Maria, « qu’un prêtre, que des fidèles, aient des doutes sur la validité d’un pape tel que Jean-paul [sic] II ou Benoît XVI ; Mgr Lefebvre n’en a-t-il pas eu parfois ? [93]»

Il déclare à des fidèles de la FSSPX lors d’une retraite en 2013 :

Eh bien nous, chers fidèles, dans la Tradition, la Fraternité Saint-Pie X et les sociétés religieuses et sacerdotales amies, nous portons l’Eglise dans l’exil ! L’Eglise étant officiellement occupée par les Modernistes, nous sommes réduits, portant l’Eglise en nous, à l’exil […]. Je me souviens que Mgr Lefebvre nous avait expliqué très bien que nous avions en nous, nous dans la Tradition, les quatre notes de l’Eglise catholique, les quatre notes de l’Eglise, pour bien marquer que dans notre situation anormale d’exil, nous restons catholiques, au coeur de l’Eglise. Nous avons en effet gardé l’unité de l’Eglise, la catholicité de l’Eglise, Une, Sainte, Catholique et Apostolique. […] N’est-ce pas la Tradition, la foi catholique de toujours que nous représentons ? [94]

Sur la messe il déclare en 2012 que « Jamais » il n’acceptera « de dire que la nouvelle messe est légitime ou licite » et la dirait « souvent invalide comme disait Mgr Lefebvre [95]»

Sur l’Église déclare :

Vouée à l’autodémolition, l’Eglise conciliaire n’en subsiste pas moins vigoureusement. […] La malice de la hiérarchie conciliaire est achevée par l’usage qu’elle fait du mensonge et de l’équivoque. […] En comparaison de la communion des saints, fruit de la foi catholique et de la charité théologale, quelle communion peut fonder entre les conciliaires le mélange de principes si diamétralement opposés ? Nous l’appellerons, avec Anne-Catherine Emmerich, la communion des profanes ou la communion des anti-saints (13). […] Cette Eglise conciliaire attire dans sa pseudo-communion une masse de chrétiens vivant en réalité dans le péché et le paganisme pratique. […] Bienheureux ceux qui ne sont pas de cette « communion des profanes », qui en sont providentiellement exclus ou sont menacés d’en être exclus ! Heureuse relégation ou déréliction !

Mais de même que Saint-Joseph dans son exil d’Egypte portait l’Enfant-Jésus et sa divine Mère, qui constituaient le germe de l’Eglise, de même, dans son exil, la famille de la Tradition porte l’Eglise en elle, sans avoir sans doute l’exclusive de cette glorieuse fonction, mais en ayant la moelle et le cœur, l’intégrité et l’incorruption. Elle porte par conséquent en elle le pontife romain, en qui le successeur de Pierre se libérera un jour d’une longue captivité (A) et sortira du somme de ses grandes illusions, pour proclamer comme jadis le premier pape à Césarée de Philippe à l’adresse de son Maître: « Tu es Christus, Filius Dei vivi! » […]

Un témoignage est absolu. Si je rends témoignage à la messe catholique, au Christ-Roi, il faut que je m’abstienne des messes et des doctrines conciliaires. C’est comme le grain d’encens aux idoles : c’est un seul grain ou pas du tout. Donc « c’est pas du tout ». [96]

Récemment, en 2016, fait gravissime, il a remis en question la validité rite de consécration pour les prêtres promulgué en 68[97] (cf. Pontificalis romani[98]).

Et bien d’autres déclarations[99]. Notons cependant que récemment – mars de l’année 2016 – il semble s’être fait à l’idée du ralliement, toujours en invoquant Lefebvre[100]

Le 26 février 2017 il parle néanmoins de la nécessité de professer sa foi catholique face aux « fils du Concile qui tiennent d’autres formules […] qui ne correspondent pas à la foi catholique. »[101]

3.c) Mgr Williamson

Le dernier, celui qui est dans l’entre-deux, a été expulsé la FSSPX le 4 octobre 2012[102] et a ensuite créé de facto une autre Église parallèle en sacrant un évêque, Jean-Michel Faure[103] [104], puis en fondants un séminaire pour prêtres[105] [106] ainsi qu’un réseau de messes parallèle[107] ; il s’agit de Mgr Williamson.

Mgr Williamson, lorsqu’il aborde la question de la messe de Paul VI, dit que c’est un « rite empoisonné »[108], « une abomination aux yeux de Dieu [qui] a contribué à la perte de la Foi chez d’innombrables fidèles »[109], rempli d’« ambiguïtés mortelles »[110], « incontestablement   mauvais » ; cependant l’« obéissance sélective est aujourd’hui [un] devoir absolu » car « du côté des hommes « Tout est pur pour ceux qui sont purs » (Tit. I, 15), et alors pour les âmes innocentes qui ignorent encore son danger intrinsèque pour la foi, la nouvelle messe par sa Consécration et ses bonnes parties est capable de transmettre la grâce et de nourrir spirituellement » et la nouvelle messe est de plus « assez bonne » [111] et on peut y assister si on l’aime bien car il faut faire « tout ce dont vous avez besoin pour nourrir votre foi » même si la messe de Paul VI est « en principe un point central de la nouvelle religion qui joue un rôle prépondérant dans l’apostasie mondiale d’aujourd’hui »[112]

Il considère que la FSSPX actuelle commet une « trahison de l’œuvre de Mgr. Lefebvre »[113] car elle veut se rallier à Rome.

Il pense que l’Église après Vatican II est « [e]n sa théorie, [une] Néo-église [qui est] est une pure déliquescence mais [qu’]en pratique cette pourriture ne pourrait exister sans quelque chose de pas encore pourri qui attend de l’être. » Et résume en disant : « Tout parasite a besoin d’un hôte […] cet hôte particulier [est] la véritable Église. »[114] ; néanmoins, toujours selon lui, « Dans la Néo-église il y a de bons fruits » tels que les miracles[115].

Comme Lefebvre, il refuse tout sédévacantisme, mais cette fois plus par théorie que par pragmatisme car, selon lui, « l’indéfectibilité de l’Église n’exclut pas d’énormes défections, mais seulement une défection totale. […] la défection Conciliaire de l’Église a été énorme, mais pas encore totale […]. Conclusion : l’indéfectibilité de l’Église n’exclut pas Vatican II »[116]

On peut résumer sa vision par cette déclaration qu’il a faite :

Donc il me semble que si Robert est convaincu que pour sauver son âme il doit rester dans la néo-Église, je n’ai pas besoin de le harceler pour qu’il en sorte. Et si Claire est persuadée qu’il n’y a aucun problème grave qui secoue la Fraternité St Pie X, je n’ai pas besoin de la marteler pour la persuader du contraire. Et si Jean ne voit aucun autre moyen de garder la foi qu’en croyant que le Siège de Rome est vacant, tout ce dont j’essaierai de le convaincre, c’est que sa position n’est pas obligatoire.[117]


File:19470918 Consecration episcopale Mgr Marcel Lefebvre ...

Appendice : 

1) Peut-on être dans l’Église seulement et simplement en s’en persuadant ?

4e Concile de Latran, chap. 3. A propos des hérétiques (Vaudois). La nécessité de la mission canonique.

809
Parce que « certains », selon ce que dit l’Apôtre, « ayant les apparences de la piété, mais en reniant la force » 2Tm 3,5, s’arrogent le droit de prêcher, alors que le même Apôtre dit : « Comment prêcheront-ils s’ils ne sont pas envoyés ? » Rm 10,15, tous ceux à qui cela a été défendu ou qui n’ont pas été envoyés, et qui oseraient usurper, en public ou en privé, l’office de la prédication sans autorisation donnée par le Siège apostolique ou par l’évêque catholique du lieu » 761, seront frappés d’excommunication ; s’ils ne viennent pas promptement à résipiscence, ils seront châtiés par une autre peine appropriée.[118]

CONCILE de CONSTANCE (16ème œcuménique), 5 décembre 1414-22, avril 1418, 8ème session, mai 1415 : décret confirmé par le Pape Martin V le 22 Février, 14 Erreurs de John Wyclif
1128 8. Nous savons qu’il n’est pas possible que le vicaire du Christ confère ou enlève une capacité à quelqu’un simplement en vertu de ses bulles, ou en vertu de celles-ci avec sa volonté et son assentiment ainsi que de celui de son collège. – Condamnée.

1129
9. Il n’est pas possible qu’un homme soit excommunié s’il n’a pas été excommunié d’abord et surtout par lui-même. – Condamnée.

1131
11. La malédiction ou l’excommunication ne lient pas purement et simplement, mais seulement lorsqu’elles sont portées contre un adversaire de la loi du Christ. – Condamnée.

1161
11. Aucun prélat ne doit excommunier quelqu’un, à moins de savoir auparavant qu’il a été excommunié par Dieu ; celui qui excommunie ainsi devient pour cette raison hérétique ou excommunié. – Condamnée.[119]

15me session, 6 juillet 1415 décret confirmé par Martin V le 22 février 1418. Erreurs de Jean Hus

1217
17. Le prêtre du Christ qui vit selon sa loi, possède une connaissance de l’Ecriture et désire édifier le peuple, doit prêcher, nonobstant une prétendue excommunication. Et, plus loin: si le pape ou quelque supérieur ordonne à un prêtre qui se trouve dans cette situation de ne pas prêcher, le subordonné ne doit pas obéir. – Condamnée.

1218
18. Quiconque accède au sacerdoce reçoit par mandat la fonction de prêcher ; et il doit exercer ce mandat, nonobstant une prétendue excommunication. – Condamnée.

1220
20. Si le pape est mauvais, et surtout s’il est réprouvé, il est, comme Judas l’Iscariote, un diable, un voleur et un fils de perdition, et non la tête de la sainte Eglise militante puisqu’il n’en est même pas membre. – Condamnée.

1163
13. Ceux qui cessent de prêcher ou d’entendre la Parole de Dieu en raison d’une excommunication par des hommes sont excommuniés, et ils seront considérés comme traîtres envers le Christ au jour du jugement. – Condamnée.

1164
14. Il est permis à un diacre ou à un prêtre de prêcher la Parole de Dieu sans autorisation du Siège apostolique ou d’un évêque catholique. – Condamnée.

1180
30. L’excommunication par le pape ou un quelconque prélat n’est pas à craindre, car elle est une sentence de l’Antéchrist. – Condamnée.

Bulle « Exsurge Domine », 15 juin 1520. Erreurs de Martin Luther.

1473
23. Les excommunications ne sont que des peines extérieures et elles ne privent pas l’homme des prières spirituelles communes de l’Eglise. – Condamnée.

1474
24. Il faut enseigner aux chrétiens d’aimer l’excommunication plutôt que de la craindre. – Condamnée.
29. Le chemin nous est ouvert pour affaiblir l’autorité des conciles, contredire leurs actes, juger leurs décrets, confesser avec confiance ce qui semble vrai, que cela ait été approuvé ou réprouvé par un concile quel qu’il soit. Condamné[120]

Constitution « Unigenitus Dei Filius », 8 septembre 1713. Erreurs jansénistes de Pasquier Quesnel

2491 91. La crainte d’une excommunication injuste ne doit jamais nous empêcher de faire notre devoir ; nous ne sortons jamais de l’Eglise, même quand nous semblons en être expulsés par la méchanceté des hommes, aussi longtemps que nous sommes attachés à Jésus Christ et à l’Eglise par la charité. – Jn 9,22-23 – Condamné

2492 92. Plutôt souffrir en paix l’excommunication et l’anathème injuste que de trahir la vérité, c’est imiter saint Paul ; cela est loin de s’ériger contre l’autorité ou de rompre l’unité. Rm 9,3. – Condamné

2493 93. Jésus guérit quelquefois les blessures que la précipitation des premiers pasteurs inflige dans son ordre ; Jésus rétablit ce qu’ils retranchent par un zèle inconsidéré. – Jn 18,11. –Condamné

2497 97. Il arrive trop souvent que les membres qui sont le plus saintement et le plus étroitement unis à l’Eglise soient regardés et traités comme indignes d’être dans l’Eglise, ou comme séparés d’elle. Mais « le juste vit de la foi » Rm 1,17 et non de l’opinion des hommes. Ac 4,11.Condamné[121]

Bulle Auctorem Fidei de Pie VI

Droit faussement attribué aux évêques (propos. 6-8).

Propos. 6ème. – Le synode déclare « être persuadé que l’évêque a reçu de Jésus-Christ tous les pouvoirs nécessaires pour le bon gouvernement de son diocèse », comme si, pour le bon gouvernement d’un diocèse, n’étaient pas nécessaires d’autres règlements supérieurs, relatifs soit à la foi et à la morale, soit à la discipline générale, dont la source est dans les souverains pontifes et les conciles généraux pour l’Église universelle. Proposition (extraite du décret De l’ordre, § 25) schismatique et au moins erronée. La thèse avait été reprise au 5e point ecclésiastique, et au début de la Ve assemblée de Florence.

Propos. 7ème.. – De même, le synode invite l’évêque « à poursuivre avec ardeur une constitution plus parfaite de la discipline ecclésiastique », et cela, « contre toutes les coutumes contraires, contre les exemptions et les réserves, qui s’opposent au bon ordre du diocèse, pour la plus grande gloire de Dieu et la plus grande édification des fidèles », (décret De l’ordre, § 25). Par là, le synode suppose qu’il est permis à l’évêque d’établir des règlements de par son propre jugement et sa propre volonté et de décréter, contre les coutumes, les exemptions et les réserves, qui existent, soit dans l’Église universelle, soit dans une province, sans l’agrément et l’intervention d’une autorité hiérarchique supérieure, de qui elles sont venues, par qui elles ont été approuvées et de qui elles obtiennent force de loi. Proposition qui conduit au schisme et à la destruction du gouvernement hiérarchique : proposition erronée.

Propos. 8ème. – De même, le synode est persuadé « que les droits que l’évêque a reçus de Jésus-Christ pour gouverner l’Église ne peuvent être ni altérés, ni empêchés ; là où l’exercice de ces droits, pour quelque motif que ce soit, a été interrompu, l’évêque peut toujours et doit revenir dans ses droits originaires toutes les fois que l’exige le plus grand bien de son Église » (De l’ordre, § 25). Par là, il insinue que l’exercice des droits épiscopaux ne peut être empêché ou contenu par aucune autorité supérieure, toutes les fois qu’un évêque estimera, à son propre jugement, que cela est convenable au plus grand bien de son Église. Proposition qui conduit au schisme et à la destruction du gouvernement hiérarchique ; proposition erronée.[122]

Pie IX

Quartus supra

6. La principale tromperie utilisée pour dissimuler le nouveau schisme est le nom de « catholique ». Les auteurs et les adhérents du schisme présomptueusement revendiquent ce nom malgré leur condamnation par notre autorité et Notre jugement. Il a toujours été la coutume des hérétiques et des schismatiques de s’appeler eux-mêmes catholiques et de proclamer leurs nombreuses personnalités afin d’inciter les peuples et les princes à se tromper. Saint-Jérôme, presbytère, a parlé de ces hommes, entre autres, quand il a dit : « Les hérétiques ont l’habitude de dire à leur roi ou à Pharaon : « Nous sommes les fils de sages qui nous ont transmis dès le début l’enseignement apostolique ; Nous sommes les fils des anciens rois appelés rois des philosophes ; Et nous possédons la connaissance des Écritures en plus de la sagesse du monde ». [6]

7. Mais, afin de prouver qu’ils sont catholiques, les néo-schismatiques font appel à ce qu’ils appellent une déclaration de foi, publiés par eux le 6 février 1870, qui, et ils insistent sur ce point, n’est aucunement en désaccord eu égard à la foi catholique. Cependant, il n’a jamais été possible de prouver que l’on est catholique en affirmant les déclarations de foi que l’on accepte et qui gardent sous silence sur les doctrines que l’on décide de ne pas professer. Mais sans exception, toutes les doctrines que l’Église propose doivent être acceptées, car l’histoire de l’Église en tout temps en témoigne.

8. Tout homme, afin qu’il puisse prouver sa foi catholique et affirmer qu’il est vraiment catholique, doit pouvoir convaincre le Siège apostolique de cela. Car ce Siège est prédominant et avec lui les fidèles de toute l’Église devraient être d’accord. Et l’homme qui abandonne le Siège de Pierre ne peut être que faussement confiant en le fait qu’il est dans l’Église. En conséquence, cet homme est déjà un schismatique et un pécheur qui établit un siège en opposition avec le Siège unique du bienheureux Pierre duquel les droits de la communion sacrée dérivent pour tous les hommes.

10. Comme cela ne plaît pas aux néo-schismatiques, ils suivent l’exemple des hérétiques d’époques plus récentes : ils prétendent que la sentence de schisme et d’excommunication prononcée contre eux par l’Archevêque de Tyane, Délégué apostolique de Constantinople, fut injuste et, par conséquent, dénuée de portée et d’influence. Ils ont soutenu aussi qu’ils ne pouvaient accepter la sentence parce que les fidèles risqueraient de déserter au profit des hérétiques s’ils étaient privés de leurs ministres. Ces arguments inédits étaient entièrement inconnus et inouïs des anciens Pères de l’Église.

12. Mais les néo-schismatiques disent que ce n’était pas un cas de doctrine mais de discipline, de sorte que le nom et les prérogatives des catholiques ne peuvent être niés à ceux qui s’opposent. Notre Constitution Reversurus, publiée le 12 juillet 1867, [23] répond à cette objection. Nous ne douterons pas que vous savez bien combien cette évasion est vaine et sans valeur. Car l’Église catholique a toujours considéré comme schismatiques ceux qui s’opposent obstinément aux prélats légaux de l’Église et en particulier au principal berger de tous. Les schismatiques évitent d’exécuter leurs ordres et renient même leur propre rang. Étant donné que la faction d’Arménie se trouve dans cette situation, ce sont des schismatiques, même s’ils n’avaient pas encore été condamnés comme tels par l’autorité apostolique. Car l’Église est composée du peuple en union avec le prêtre et le troupeau qui suit son berger. [24] Par conséquent, l’évêque est dans l’Église et l’Église dans l’évêque, et quiconque n’est pas avec l’évêque n’est pas dans l’Église. De plus, comme notre prédécesseur, Pie VI, a averti dans sa lettre apostolique condamnant la constitution civile du clergé en France [25], la discipline est souvent étroitement liée à la doctrine et a une grande influence dans la préservation de sa pureté.

15. De ce fait, dès lors, à moins qu’ils abandonnent la tradition invariable et ininterrompue de l’Église qui est si clairement confirmée par les témoignages des Pères, les néo-schismatiques ne peuvent en aucune façon se persuader du fait qu’ils soient catholiques, même s’ils se déclarent comme tels.[123]

Quae in Patriarchatu (1876, n. 23-24)

23. […] À quoi bon proclamer à haute voix le dogme de la suprématie de saint Pierre et de ses successeurs ? À quoi sert-il de répéter encore et encore des déclarations de foi dans l’Église catholique et l’obéissance au Siège apostolique lorsque les actions trahissent ces belles paroles ? En outre, la rébellion n’est-elle pas encore plus inexcusable par le fait que l’obéissance est reconnue comme un devoir ?

24. […] Il s’agit en effet, vénérables frères et bien-aimés fils, d’accorder ou de refuser l’obéissance au Siège apostolique ; il s’agit de reconnaître sa suprême autorité même sur vos églises, et non seulement quant à la foi, mais encore quant à la discipline : celui qui la nie est hérétique ; celui qui la reconnaît et qui refuse opiniâtrement de lui obéir est digne d’anathème.[124]

Saint Pie X

Pascendi domini gregis

20. […] s’ils dissertent de philosophie, d’histoire, de critique, ils affichent en mille manières – n’ayant pas horreur de marcher en cela sur les traces de Luther (11) – leur mépris des enseignements catholiques, des saints Pères, des Conciles œcuméniques, du magistère ecclésiastique; réprimandés sur ce point, ils jettent les hauts cris, se plaignant amèrement qu’on viole leur liberté.[125]

(11) Prop. 29 condamnée par Léon X. Bulle Exsurge Domine, 16 mai 1520:  « Il Nous a été donné de pouvoir infirmer l’autorité des Conciles, de contredire librement à leurs actes, de Nous faire juge des lois qu’ils ont portées et d’affirmer avec assurance tout ce qui nous paraît vrai; que cela soit approuvé ou réprouvé par n’importe quel Concile. »

37. […] Et ils vont leur route : réprimandés et condamnés, ils vont toujours, dissimulant sous des dehors menteurs de soumission une audace sans bornes. Ils courbent hypocritement la tête, pendant que, de toutes leurs pensées, de toutes leurs énergies, ils poursuivent plus audacieusement que jamais le plan tracé.

57. […] Orgueil, cet esprit d’insoumission qui appelle une conciliation de l’autorité avec la liberté.  Orgueil, cette prétention de réformer les autres dans l’oubli d’eux-mêmes, ce manque absolu de respect à l’égard de l’autorité sans en excepter l’autorité suprême.

Non, en vérité, nulle route qui conduise plus droit ni plus vite au modernisme que l’orgueil. 60. Enfin, ils s’évertuent à amoindrir le magistère ecclésiastique et à en infirmer l’autorité, soit en en dénaturant sacrilégement l’origine, le caractère, les droits, soit en rééditant contre lui, le plus librement du monde, les calomnies des adversaires.

66. Qui, d’une manière ou d’une autre, se montre imbu de modernisme sera exclu, sans merci, de la charge de directeur ou de professeur ; l’occupant déjà, il en sera retiré; de même, qui favorise le modernisme, soit en vantant les modernistes ou en excusant leur conduite coupable, soit en critiquant la scolastique, les saints Pères, le magistère de l’Eglise, soit en refusant obéissance à l’autorité ecclésiastique, quel qu’en soit le dépositaire[126]

Pie XII

Mystici Corporis Christi

Par conséquent, comme dans l’assemblée véritable des fidèles il n’y a qu’un seul Corps, un seul Esprit, un seul Seigneur et un seul Baptême, ainsi ne peut-il y avoir qu’une seule foi, et celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain. Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi ou de gouvernement ne peuvent vivre dans ce même Corps, ni par conséquent de ce même Esprit divin.[127]

Lettre du Saint-Office à l’archevêque de Boston, 8 août 1949, approuvée par Pie XII:

3867 En premier lieu, l’Eglise enseigne qu’il s’agit en cette question d’un commandement très strict de Jésus Christ. Il a, en effet, imposé expressément à ses apôtres d’apprendre à toutes les nations à observer tout ce qu’il avait ordonné. Parmi les commandements du Christ, celui-là n’est pas le moindre, qui nous ordonne d’être incorporés par le baptême dans le Corps mystique du Christ, qui est l’Eglise, et de rester unis au Christ et à son vicaire par lequel il gouverne lui-même de façon visible son Eglise sur terre. C’est pourquoi nul ne sera sauvé si, sachant que l’Eglise a été divinement instituée par le Christ, il n’accepte pas cependant de se soumettre à l’Eglise ou refuse l’obéissance au pontife romain, vicaire du Christ sur terre.[128]

2)   Paul VI – Audience générale du 12 janvier 1966

Nous ne devons pas détacher les enseignements du Concile du patrimoine doctrinal de mais bien voir comment ils s’insèrent en lui, font corps avec lui, constituent pour lui un témoignage, un accroissement, une explication, une application. Alors, les « nouveautés » doctrinales ou normatives du concile apparaissent dans leurs justes proportions, elles n’entravent pas la fidélité de l’Église à sa fonction d’enseignement, et elles acquièrent cette véritable signification qui la fait resplendir d’une lumière supérieure.

Par conséquent, le Concile aide les fidèles, les maîtres ou les disciples à surmonter ces humeurs – de la négation, de l’indifférence, du doute, du subjectivisme, etc. – qui sont contraires à la pureté et à la force de la foi. Celui-ci est un grand acte du magistère ecclésiastique ; et quiconque adhère au Concile reconnaît et honore, par le fait même le magistère de l’Église ;  et c’est cette première pensée que le pape Jean XXIII, de vénérée mémoire, a eue pour convoquer le Concile, comme il l’a bien dit en l’inaugurant : « ut iterum magisterium ecclesiasticum. affirmaretur » ; « C’était notre but, a-t-il dit, en invitant cette grande assemblée, de réaffirmer le magistère ecclésiastique » (A.A.S. 1962, p.786). « Ce qui est très important pour le Concile œcuménique, c’est que le dépôt sacré de la doctrine chrétienne soit conservé et présenté d’une façon plus efficace » (ibid., p. 790).[129]

Il ne serait donc pas dans le vrai celui qui penserait que le Concile représente un détachement, une rupture, une libération de l’enseignement traditionnel de l’Église, ou qu’il autorise et promeut un conformisme facile à la mentalité de notre temps […]. Le Concile ouvre de nouveaux horizons aux études bibliques, théologiques et humanistes, invite à la recherche et à l’approfondissement des sciences religieuses, mais ne prive pas la pensée chrétienne de sa rigueur spéculative et ne permet pas que dans l’école philosophique, théologique et scripturale de l’Église pénètrent l’arbitraire, l’incertitude, la servilité, la désolation, qui caractérisent de nombreuses formes de la pensée religieuse moderne lorsqu’elle est dépourvue du soutien du magistère ecclésiastique.

Certains se demandent quelle est l’autorité, la qualification théologique qu’a voulu donner à son enseignement un concile qui a évité de promulguer des définitions dogmatiques solennelles qui engagent l’infaillibilité du magistère ecclésiastique. La réponse, nous la connaissons. Rappelons-nous la déclaration conciliaire du 6 mars 1964, répétée le 16 novembre 1964 [130] ; étant donné le caractère pastoral du concile, il a évité de prononcer d’une manière extraordinaire des dogmes comportant la note d’infaillibilité, mais il a muni ses enseignements de l’autorité du magistère ordinaire suprême, ce magistère ordinaire est manifestement authentique et doit être accueilli docilement et sincèrement par tous les fidèles selon l’esprit du concile concernant la nature et les buts de chaque document.


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Références

[1]THERON Michel, Petit lexique des hérésies chrétiennes, pp. 240-241, art. « Lefebvristes », Albin Michel, 2005.

Chiffres aussi en 2011 selon « Philippe Portier, qui dirige le groupe « sociétés, religions, laïcités » à l’École pratique des hautes études : « la Fraternité, forte de 100 000 membres », cf. David Courbet, « Les intégristes de retour au bercail ? » , L’Humanité, 24 novembre 2011, https://www.humanite.fr/politique/les-integristes-%3Fderetour-au-bercail%3F-484377  

[2] « Quelques statistiques au sujet de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X », http://laportelatine.org/quisommesnous/statistiques/stat.php. Chiffres du 01 janvier 2018 :  « – Prêtres : 637

  • Séminaristes : 204
  • Pré-séminaristes : 56
  • Frères : 123
  • Oblates : 79 »

Aussi publié sur Médias-Catholique par La Porte Latine : « Quelques statistiques au sujet de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X au 1er janvier 2018 », 9 janvier 2018, http://medias-catholique.info/quelques-statistiquesau-sujet-de-la-fraternite-sacerdotale-saint-pie-x-au-1er-janvier-2018-2/11613  

Benoît XVI dénombrait en 2009 « 491 prêtres, 215 séminaristes, 6 séminaires, 88 écoles, 2 instituts universitaires, 117 frères, 164 sœurs et des milliers de fidèles », cf. « LETTRE DE SA SAINTETÉ BENOÎT XVI AUX ÉVÊQUES DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE AU SUJET DE LA LEVÉE DE L’EXCOMMUNICATION DES QUATRE ÉVÊQUES CONSACRÉS PAR MGR LEFEBVRE », https://w2.vatican.va/content/benedict-

xvi/fr/letters/2009/documents/hf_ben-xvi_let_20090310_remissione-scomunica.html  

[3] « 1. C’est avec beaucoup de tristesse que l’Eglise de Dieu a appris l’ordination épiscopale illégitime conférée le 30 juin dernier par Mgr. Marcel Lefebvre, qui a rendu vains tous les efforts que le Saint-Siège a déployés ces dernières années pour assurer la pleine communion avec l’Eglise de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X fondée par le même Mgr. Lefebvre. […]

3. En lui-même, cet acte a été une désobéissance au Souverain Pontife en une matière très grave et d’une importance capitale pour l’unité de l’Eglise […] une telle désobéissance, qui constitute [sic] en elle-même un véritable refus de la primauté de l’évêque de Rome, constitute [sic] un acte schismatique (3). En accomplissant un tel acte malgré la monition formelle qui lui a été envoyée par le cardinal préfet de la Congrégation pour les Evêques le 17 juin dernier, Mgr. Lefebvre a encouru avec les prêtres Bernard Fellay, Bernard Tissier de Mallerais, Richard Williamson et Alfonso de Galarreta, la grave peine de l’excommunication prévue par la discipline ecclésiastique(4). »

– « LETTRE APOSTOLIQUE « ECCLESIA DEI  » DU SOUVERAIN PONTIFE JEAN-PAUL II SOUS FORME

DE « MOTU PROPRIO » », http://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr/motu_proprio/documents/hf_jp-ii_motuproprio_02071988_ecclesia-dei.html  

[N.B. : l’article du droit canon auquel fait référence la mention de l’« acte schismatique », dans l’encyclique en question, renvoie à cet article du droit canon de 1983 : « Can. 751 – On appelle hérésie la négation obstinée, après la réception du baptême, d’une vérité qui doit être crue de foi divine et catholique, ou le doute obstiné sur cette vérité; apostasie, le rejet total de la foi chrétienne; schisme, le refus de soumission au Pontife Suprême ou de communion avec les membres de l’Église qui lui sont soumis. » 

Article qui lui-même fait écho au code de droit canon de 1917 :

« 1325, p.2 Toute personne qui après avoir reçu le baptême et tout en conservant le nom de chrétien, nie opiniâtrement quelqu’une des vérités de la foi divine et catholique qui doivent être crues, ou en doute, est hérétique ; si elle s’éloigne totalement de la foi chrétienne, elle est apostat ; si enfin elle refuse de se soumettre au Souverain Pontife et de rester en communion avec les membres de l’Eglise qui lui sont soumis, elle est schismatique. »]

[4] « Manifeste de Mgr Lefebvre – La déclaration du 21 novembre 1974 »,

http://laportelatine.org/vatican/sanctions_indults_discussions/1970_1974/21_11_1974_declaration_mgr_lefebvre .php

[5] « Pour une entente doctrinale ?, abbé Jean-Michel Gleize – 29 mai 2017 »,

http://laportelatine.org/vatican/sanctions_indults_discussions/026_01_02_2017/29_05_2017_entente_doctrinale_ gleize.php  

[6] « 20. Il est absolument faux et contraire à toute la Tradition de prétendre que « le Magistère suprême de l’Église est l’interprète authentique des textes précédents du Magistère ». Il y a là une erreur extrêmement grave, et c’est justement l’erreur radicale du néomodernisme, erreur dont nous périssons depuis le dernier Concile. Le Magistère est l’organe et l’interprète de la Révélation, et il l’est à toutes les époques de l’histoire et dans tous les textes qu’il produit. Le Magistère présent doit continuer à interpréter non le Magistère passé mais la Révélation contenue dans ses sources (Écriture et Tradition : Pères et théologiens) » (Ibid.)

[7] Ibid.

[8] Ibid.

[9] « 23 décembre 1951 – On a brulé [sic] le Père Noël : une époque où l’Eglise ne craignait pas de dire la vérité ! », http://laportelatine.org/insolites/141206_on_a_brule_le_pere_noel/141206_on_a_brule_le_pere_noel.php La cause est le paganisme qu’évoquerait le Père Noël.

[10] Jean-Marie Guénois, « Le Vatican et les Lefebvristes reprennent les négociations », 20 juillet 2009, Le Figaro, http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/09/23/01016-20140923ARTFIG00243-le-vatican-et-leslefebvristes-reprennent-les-negociations.php

Jean-Marie Guénois, « Négociations secrètes entre le Vatican et les intégristes », 23 juin 2014, Le Figaro, http://www.lefigaro.fr/international/2009/10/21/01003-20091021ARTFIG00070-negociations-secretes-entre-levatican-et-les-integristes-.php

[11] Pour rappel : voir l’Appendice 1).

[12] « Document de réflexion de Mgr de Galarreta suite à la réunion d’Albano d’octobre 2011 »,

http://laportelatine.org/vatican/sanctions_indults_discussions/entretiens_doctrinaux/10_2011_galarreta_synthese

_reunion_albano.php  

[13] « Le dernier Cor Unum : où en sommes nous [sic] ? » (Juin/Juillet 2017 Cor Unum,

Mot du Supérieur Général), https://cristiadatradicinalista.blogspot.be/2017/10/le-dernier-cor-unum.html (site lefebvriste anti-ralliement).

[14] « Les actes juridiques de la fondation de la FSSPX », http://laportelatine.org/maison/fondation/701101.php  

[15] « Sermon historique du 29 août 1976 – Lille – Mgr Lefebvre »,

http://laportelatine.org/mediatheque/sermonsecrits/lefebvre760829/lille760829.php

[16] « Les sacres 20 ans après : le dossier des principaux arguments – Abbé de La Rocque – Juin 2008 », http://laportelatine.org/district/france/bo/20ansapres/Larocque20ansApres/20ansapres.php

[17] « De l’usage du Concile Vatican II comme citation, abbé Nicolas Jaquemet – 13 novembre 2014 »,

http://laportelatine.org/vatican/sanctions_indults_discussions/23_septembre_2014/13_11_2014_citation_concile _vatican2_jaquemet.php

[18] http://laportelatine.org/district/prieure/gavrus/bulletins/petit_eudiste_201710_204.pdf  

[19] http://laportelatine.org/publications/presse/2017/fideliter2017/fideliter237_1705_06.php

[20] « Mgr Lefebvre et la nouvelle messe, abbé Raphaël d’Abbadie d’Arrast – Juin 2017 »,

http://laportelatine.org/vatican/sanctions_indults_discussions/026_01_02_2017/06_2017_mgr_lefebvre_et_la_no uvelle_messe_d_abbadie.php

[21] http://www.clovis-diffusion.com/econe-chaire-de-verite-c2x17687244

[22] « Editions Clovis : un très bel album photos sur les années de jeunesse de Mgr Lefebvre »,

http://laportelatine.org/publications/communic/2017/171209_album_jeunesse_mgr_lefebvre_clovis/171209_albu m_jeunesse_mgr_lefebvre_clovis.php  

[23] « Communiqué des EDITIONS SAINT-REMI », http://catholicapedia.net/pages_html/esr-sermons_C1.html

[24] « 3ème communiqué », http://catholicapedia.net/pages_html/esr-sermons_C3.html  

[25] « Défense d’exploiter l’œuvre de Mgr Lefebvre », http://www.dominicainsavrille.fr/defense-dexploiterloeuvre-de-mgr-lefebvre/

[26] Wikipédia, « Fraternité Saint-Dominique », https://fr.wikipedia.org/wiki/Fraternit%C3%A9_Saint-Dominique

[27] « Monseigneur Lefebvre et les siens ne sont pas les vrais catholiques. L’intégrisme de droite me semble encore plus incorrigible que le libéralisme de gauche. Ils croient déjà tout savoir et n’avoir plus rien à apprendre. Par ailleurs, ils prétendent être fidèles aux papes mais uniquement à ceux qui leur donnent raison, c’est un peu contradictoire. Cependant ces attaques en tenaille, sur deux fronts à la fois, sont typiques de la phase qui suit chaque concile. »

– « L’interview interdite et perdue de Hans Urs von Balthasar en septembre 1985 par Vittorio Messori – Juillet

2017 »,

http://laportelatine.org/vatican/sanctions_indults_discussions/005_oct1978_dec1987/09_1985_entretien_interdit _de_hans_urs_von_balthasar.php  

La préface de l’interview est disponible ici : Antonio Margheriti, « L’interview censurée de Hans Urs von

Balthasar », Diakonos, 28 février 2016, http://www.diakonos.be/linterview-censuree-de-hans-urs-von-balthasar/

[28] http://laportelatine.org/mediatheque/sermonsecrits/lefebvre760829/lille760829.php ; en image ici : « Messe intégriste par Monseigneur LEFEBVRE à Lille », https://www.youtube.com/watch?v=Fpk-cN59OaU Et aussi en 1977 : « Et nous ne pouvons pas donner n’importe quelle formule pour conférer la grâce du sacrement de confirmation. Je prends un exemple, si par un exemple un prêtre […] disait cette formule : « je te donne le saint Esprit et qui… comme don », « je te donne le don du saint Esprit », « reçoit le saint Esprit qui t’es donné » ; voilà des formules qui au moins douteuse, sinon certainement invalides. Pourquoi ? Parce qu’elles ne donnent pas, elles ne signifient pas, la grâce qui est donnée dans le sacrement. […] Mais « Reçois le saint Esprit », nous le recevons dans tous les sacrements […], il n’est pas possible de donner un sacrement sans une expression qui indique la grâce sacramentelle qui est donnée » 

Source : FRATERNITÉ SAINT-PIE X, « Mgr Marcel Lefebvre 30.05.1977 – Paris, saint Nicolas du Chardonnet, confirmations, validité », https://www.youtube.com/watch?v=8dsBiinreD8  

[29] « Lettre du cardinal Seper à Mgr Lefebvre du 28 janvier 1978 »,

http://laportelatine.org/vatican/sanctions_indults_discussions/suspens_1976_1978/28_01_1978_seper_lefebvre.p hp

[30] « Questionable priestly ordinations in the conciliar Church — A letter of Archbishop Lefebvre », http://www.dominicansavrille.us/questionable-priestly-ordinations-in-the-conciliar-church/ , ma traduction.

[31] « Sermon historique du 29 août 1976 – Lille – Mgr Lefebvre », op. cit.

[32] Audio (à 43:25) : https://catholicapedia.net/audio/1976-02_Mgr-Lefebvre_Conference-aux-As.-St-Pie-V_surVII.mp3

Source de la datation (sites sédévacantistes) :

[33]« Nous Ne Pouvons Par Obéissance Servile Faire Le Jeu Des Schismatiques », http://fsspx.com/Communicantes/Oct2002/French/Obeissance_Servile.htm  

Repris sur : « [Mgr Lefebvre – Le Figaro] Interview de Mgr Lefebvre faite à Ecône, le 2 août 1976 », http://tradinews.blogspot.be/1976/08/mgr-lefebvre-le-figaro-interview-de-mgr.html  

[34]Monseigneur Marcel Lefebvre, Le coup de maître de Satan – Ecône face à la persécution, chapitre : Réponse à diverses questions d’actualité – Ecône – 24 février 1977 (point 1 : Quelle doit être notre attitude vis-à-vis du Pape Paul VI ?), 1977, Suisse, Éditions Saint-Gabriel, p. 42.

[35]  « Sermon de Pâques 1986 – Ecône le 30 mars 1986 – Mgr Lefebvre », http://laportelatine.org/mediatheque/sermonsecrits/lefebvre860330/econe860330.php

[36]Et exacte même expression dans un autre discours ici :

https://web.archive.org/web/20171029140652/http://archives.fsspx.org/fr/mgr-lefebvre-visite-du-saint-pere-a-lasynagogue-%C2%AB-le-deshonneur-inflige-a-jesus-christ-%C2%BB / « Mgr Lefebvre: visite du Saint Père à la Synagogue, « Le déshonneur infligé à Jésus-Christ » – 13 avril 1986 »,

http://laportelatine.org/vatican/sanctions_indults_discussions/premieres_discussions_jeanPaulII/13_04_1986_lef ebvre_pape_synagogue.php

[37]« Canonisations des papes Jean XXIII et Jean-Paul II : Non possumus, par l’abbé Rousseau – 3 octobre 2013 », http://laportelatine.org/vatican/sanctions_indults_discussions/30_septembre_2013/04_10_2013_canonisations_n on_possumus_rousseau.php  

[38] « Si c’est mon devoir, je sacrerai des évêques », http://fsspx.org/fr/si-cest-mon-devoir-je-sacrerai-des-

%C3%A9v%C3%AAques

Source précise sur La Porte Latine : « Mgr Lefebvre : « Si c’est mon devoir, je sacrerai des évêques » dans

« Pactes » du 1er juin 1987 »,

http://laportelatine.org/vatican/sanctions_indults_discussions/premieres_discussions_jeanPaulII/01_06_1987_lef ebvre_pacte_sacres.php

La suite de l’interview est tout aussi véhémente, notamment lorsqu’il déclare que « Tout le monde sait qu’agit au Vatican une influente mafia libérale-maçonnique sans le « placet » de laquelle aucun changement n’est possible. » Ainsi que cette autre « perle » :

« Vous avez un certain penchant à voir des « complots » un peu partout. Cinq jours avant d’être frappé de la suspense « a divinis », écrivant à Paul VI, vous avez dénoncé « une entente secrète entre de hauts dignitaires ecclésiastiques et francs-maçons, établie dès avant le Concile » …

Mgr Lefebvre – Mais, tous les journaux américains ont écrit que, avant le Concile, le cardinal Bea, fondateur du Secrétariat du Vatican pour l’œcuménisme, rencontra à l’hôtel Astoria de New York, les chefs de la loge judéomaçonnique la plus influente et leur demanda ce qu’ils espéraient du Concile. « Une déclaration sur la liberté religieuse », lui répondirent-ils. »

[39] « Lettre de Mgr Lefebvre au Pape Jean-Paul II – Ecône le 8 mars 1980 »,

http://laportelatine.org/vatican/sanctions_indults_discussions/005_oct1978_dec1987/08_03_1980_lettre_mgr_lef ebvre_jean_paul2.php  

[40] « Lettre de Mgr Lefebvre au cardinal Ratzinger du 17 avril 1985 »,

http://laportelatine.org/vatican/sanctions_indults_discussions/premieres_discussions_jeanPaulII/17_04_1985_lef ebvre_ratzinger.php Pour les précédents : « je suis pleinement d’accord avec le jugement que Votre Sainteté a porté sur le Concile Vatican II, le 6 novembre 1978 à la réunion du Sacré Collège : “Que le Concile doit être compris à la lumière de toute la Tradition et sur la base du Magistère constant de la Sainte Église”. »

  • « Lettre de Mgr Lefebvre au Pape Jean-Paul II – Ecône le 8 mars 1980 »,

http://laportelatine.org/vatican/sanctions_indults_discussions/005_oct1978_dec1987/08_03_1980_lettre_mgr_lef ebvre_jean_paul2.php

« Je déclare également adhérer aux paroles prononcées par Sa Sainteté Jean-Paul II au sujet du concile pastoral Vatican II, le 6 novembre 1979 : « qu’il faut l’interpréter à la lumière de toute la Sainte Tradition et sur la base du magistère constant de l’Église ». »

  • « Projet d’accord proposé par Mgr Lefebvre le 16 octobre 1980 »,

http://laportelatine.org/vatican/sanctions_indults_discussions/premieres_discussions_jeanPaulII/16_10_1980_pr ojet_accord_lefebvre.php

[41] « Lettre de Mgr Lefebvre au cardinal Ratzinger du 6 mai 1988 »,

http://laportelatine.org/vatican/sanctions_indults_discussions/protocole_rupture_sacres/06_05_1988_lefebvre_ra tzinger.php  

[42] « Protocole d’accord établi entre le cardinal Ratzinger et Mgr Lefebvre du 5 mai 1988 »,

http://laportelatine.org/vatican/sanctions_indults_discussions/protocole_rupture_sacres/05_05_1988_signature_p rotocole_accord.php  

Sur l’évêque, voir les sections « 4. Ordinations » et « 5. Problème de l’évêque ».

[43] « Lettre de Paul VI à Mgr Lefebvre du 29 juin 1975 »,

http://laportelatine.org/vatican/sanctions_indults_discussions/suppression_fsspx/29_06_1975_paulVI_lefebvre.p hp  

[44] « Lettre de Paul VI à Mgr Lefebvre du 15 août 1976 »,

http://laportelatine.org/vatican/sanctions_indults_discussions/suspens_1976_1978/15_08_1976_paulVI_lefebvre .php  

[45] « Allocution prononcée par S. S. Paul VI au cours du consistoire secret du 24 mai 1976 »,

http://laportelatine.org/vatican/sanctions_indults_discussions/suspens_1976_1978/24_05_1976_paulVI_consisto ire.php  

[46] Voir aussi cette critique plus construite de Paul VI : « Lettre de Paul VI à Mgr Lefebvre du 11 octobre 1976 », http://laportelatine.org/vatican/sanctions_indults_discussions/suspens_1976_1978/11_10_1976_paulVI_lefebvre .php  

[47] « Réponse de Mgr Lefebvre à Paul VI le 24 septembre 1975 »,

http://laportelatine.org/vatican/sanctions_indults_discussions/suppression_fsspx/24_09_1975_lefebvre_paulVI.p hp  

[48] « Lettre de Mgr Lefebvre à Paul VI le 22 juin 1976 »,

http://laportelatine.org/vatican/sanctions_indults_discussions/suspens_1976_1978/22_06_1976_lefebvre_paulVI

.php

[49] « J’accuse le Concile – Chapitre I »,

http://laportelatine.org/bibliotheque/oeuvres_mgr_lefebvre/accuse_concile/chapitre1.php

[50] « Nous avons donc senti, tout au cours de ces colloques, un désir, une volonté de nous ramener au Concile. Bien. Malgré tout, j’ai signé, j’ai essayé de montrer de la bonne volonté »

– « Conférence de presse de Mgr Lefebvre, 15 juin 1988 »,

https://web.archive.org/web/20171104100628/http://archives.fsspx.org/fr/confrence-de-presse-de-mgr-lefebvre-

15-juin-1988-automaticaly-imported-2 / « Conférence de presse de Mgr Lefebvre du 15 juin 1988 »,

http://laportelatine.org/vatican/sanctions_indults_discussions/protocole_rupture_sacres/15_06_1988_conference _presse_lefebvre.php (les problèmes sur la date d’ordination se trouvent juste après ce passage)

[51] « Tout a été désormais préparé pour la cérémonie du 30 juin, hôtels retenus, moyens de transport, location d’immenses tentes qui devraient abriter la cérémonie.

La déception de nos prêtres et de nos fidèles serait très vive. Tous souhaitent que cette consécration se réalise avec l’accord du Saint Siège, mais déjà déçus par les délais antérieurs, ils ne comprendraient pas que j’accepte un nouveau délai. Ils sont conscients et soucieux avant tout d’avoir de vrais évêques catholiques leur transmettant la vraie foi et leur communiquant d’une manière certaine, les grâces du salut auxquelles ils aspirent pour eux et pour leurs enfants. »

– « Lettre de Mgr Lefebvre au cardinal Ratzinger du 6 mai 1988 »,

http://laportelatine.org/vatican/sanctions_indults_discussions/protocole_rupture_sacres/06_05_1988_lefebvre_ra tzinger.php

[52] « Q. – Sur ce dernier point, le Saint-Siège vous avait proposé la date du 15 août pour l’ordination d’un évêque sacré d’un commun accord. Pourquoi, cette satisfaction majeure obtenue, avez-vous rompu l’accord et précipité les évènements [sic] ? 

Mgr L. – C’est sous la menace que j’avais obtenu cette concession. J’en avais assez.

[…] Mgr L. – J’avais proposé le nom du supérieur général, l’abbé Schmidberger, mais le Vatican a récusé son nom.

J’avais d’ailleurs proposé une « terna » comme cela se fait toujours ceux du secrétaire général, l’abbé Bernard Tissier de Mallerais et de l’économe général, l’abbé Bernard Fellay. Mais Rome m’a demandé d’autres noms. Devant cette manœuvre, j’ai décidé d’ordonner deux d’entre eux qui sont les plus proches collaborateurs de l’abbé Schmidberger, et deux autres, les abbés Williamson et de Galarreta. Ils ne voulaient pas mais je leur ai dit : « Il faut vous mouiller et prendre vos responsabilités. » Ils ont fini par accepter. »

– « Figaro_17_juin_1988 édition numérique par jesusmarie.com et Sébastien G. », http://jesusmarie.free.fr/fspx_entretien_figaro_17_juin_1988.html

Aussi selon le témoignage de Mgr Williamson : « En 1988 Rome proposait que l’Archevêque présentât un choix de trois candidats pour qu’ils en choisissent un. Rome rejeta alors les trois. », Les Commentaire Eleison n. 268,

« Six Conditions », 1er septembre 2012, https://stmarcelinitiative.com/sixconditions/?lang=fr

[53] « « La visibilité de l’Eglise La visibilité de l’Eglise et la situation actuelle » Conférence donnée par S. Exc. Mgr Lefebvre à Ecône le 9 septembre 1988, à l’issue de la retraite sacerdotale. », http://amissfs.com/?Lavisibilite-de-l-Eglise-303

[54] « Manifeste de Mgr Lefebvre – La déclaration du 21 novembre 1974 »,

http://laportelatine.org/vatican/sanctions_indults_discussions/1970_1974/21_11_1974_declaration_mgr_lefebvre .php  

[55] « Sermon historique du 29 août 1976 – Lille – Mgr Lefebvre », op. cit.

[56] « Réflexions de Mgr Lefebvre à propos de la suspens a divinis le 29 juillet 1976 »,

http://laportelatine.org/vatican/sanctions_indults_discussions/suspens_1976_1978/29_07_1976_reflexions_lefeb vre.php  

[57] « Mgr Lefebvre et la Contre-église Conciliaire : contrefaçon de l’Église » http://resistance

catholique.org/articles_html/2012/11/Mgr-Lefebvre-et-la-Contre-eglise-Conciliaire_contrefacon-de-l.Eglise.htm ; audio enlevé de La Porte Latine, cf. « Mais où est passée la conférence de Mgr Lefebvre du 21 juin 1978 ? », http://www.dominicainsavrille.fr/mais-ou-est-passee-la-conference-de-mgr-lefebvre-du-21-juin-1978/  Verbatim reprise aussi ici : « 8 juin 1978 – [Mgr Marcel Lefebvre] Conférence donnée aux séminaristes d’Écône », http://tradinews.blogspot.be/2012/11/1978-mgr-marcel-lefebvre-conference.html  

Audio sur Youtube : Veritas Liberabit Vos, 30 avril 2013, « Mgr LEFEBVRE L’Église est occupée par une loge maçonnique (Illuminati) », https://www.youtube.com/watch?v=XSuBwJ4xuns  

[58] « Lettre de Mgr Lefebvre aux futurs évêques de la FSSPX du 29 août 1987 »,

http://laportelatine.org/vatican/sanctions_indults_discussions/premieres_discussions_jeanPaulII/29_08_1987_lett re_lefebvre_futurs_eveques.php / « Lettre de Mgr Lefebvre aux futurs évêques », http://fsspx.org/fr/lettre-demgr-lefebvre-aux-futurs-évêques  

[59] « Rome est dans l’apostasie – Conférence de Mgr Lefebvre lors de la retraite des prêtres de la Fraternité SaintPie-X du 4 septembre 1987 », http://laportelatine.org/vatican/sanctions_indults_discussions/premieres_discussions_jeanPaulII/04_09_1987_co nference_lefebvre_pretres_fsspx.php ; la suite de la conférence est tout aussi véhémente.

[60] Lettre manuscrite et photocopiée, du 29 juillet 1976, à ses amis ; reproduite dans Le Sel de la terre 36, p. 10, citée dans « Y a-t-il une Église conciliaire ? par Mgr Bernard Tissier de Mallerais – Juillet 2013 », http://laportelatine.org/vatican/sanctions_indults_discussions/016_juin2013_sept2013/07_2013_y_a_t_il_une_eg lise_conciliaire_mgr_tissier_de_mallerais_sdlt85.php  

[61] « Apostol, Juillet – août 2017 – N° 111 », http://laportelatine.org/district/prieure/fabregu/bulletin/apostol111_1707.pdf (cité en p. 3)

[62] Éditions Iris, 2010, p. 40. cité dans :

http://laportelatine.org/district/prieure/gavrus/bulletins/petit_eudiste_201710_204.pdf  (p. 3)

[63] « Mgr Lefebvre : ce n’est plus seulement une question de liturgie qui nous sépare de Rome, mais une question de Foi – Janvier-Février 1991 »,

http://laportelatine.org/publications/entret/1991/mgr_lefebvre_fideliter_janvier_1991.php

[64] Ibid.

[65] « Présentation du premier numéro de la Documentation sur la Révolution dans l’Église du 4 mars 1991 », http://laportelatine.org/vatican/sanctions_indults_discussions/1989_2000/04_03_1991_tam_revolution.php

[66] « On me faisait relire récemment la prophétie de Notre-Dame-de-Quito [1], où au début du XVIIe siècle, la Très Sainte Vierge Marie a révélé à une sainte religieuse la dissolution des mœurs et la crise affreuse qui atteint aujourd’hui l’Eglise et son clergé, annonçant aussi qu’un prélat se consacrerait à la restauration du sacerdoce. La Très Sainte Vierge a annoncé cela pour le XXe siècle. C’est un fait. Le Bon Dieu a prévu ce moment dans l’Eglise. »

– « Mgr Lefebvre : ce n’est plus seulement une question de liturgie qui nous sépare de Rome, mais une question de Foi – Janvier-Février 1991 », op. cit.

[67] « Editorial de février 2006 – Abbé Jean Violette, Supérieur du District du Canada », http://laportelatine.org/publications/editos/2006/200602/200602.php

[68] « Sermon de Mgr Marcel Lefebvre à l’occasion des sacres des quatre évêques auxiliaires de la FSSPX le 30 juin 1988 », http://laportelatine.org/mediatheque/sermonsecrits/sacres1988/sacres1988.php

[69] « On veut bien obéir, bien sûr. Nous sommes les plus obéissants à l’Église et à tout ce que l’Église a toujours enseigné, toujours voulu, mais pas à des hommes qui travaillent à la destruction de l’Église à l’intérieur de l’Église. L’ennemi est à l’intérieur de l’Église. Le Pape Pie X l’avait annoncé. La Salette l’avait annoncé. Fatima l’a annoncé. Tout a été annoncé de manière publique. On sait que l’ennemi va s’introduire à l’intérieur de l’Église.

Eh bien, il y est ! Il y est ! »

  • « Mgr Lefebvre et la Contre-église Conciliaire : contrefaçon de l’Église », op. cit.

Voir aussi d’autres déclarations dans le même goût ici : « Sermon de Mgr Marcel Lefebvre à l’occasion des sacres des quatre évêques auxiliaires de la FSSPX le 30 juin 1988 », op. cit.

[70] « « Rome perdra la foi » ? 

  « Rome perdra la foi… elle deviendra le siège de l’antéchrist… Il y aura une éclipse de l’Eglise » […] aucune des paroles citées ci-dessus ne se trouve dans le texte authentique du secret révélé à Mélanie ; elles figurent dans le texte édité en 1879. »

– « Texte du secret de La Salette écrit et daté par Mélanie à Castellamare, le 21 novembre 1878, Nihil obstat et Imprimatur Datum Lycii ex Curia Episcopi, die 15 nov. 1879. Carmelus Archus Cosma. Vicarius Generalis. », http://jesusmarie.free.fr/apparitions_salette_secret.html  

[71] A.A.S. n. 7, 1915, http://www.vatican.va/archive/aas/documents/AAS-07-1915-ocr.pdf p. 594

[72] Actes de S.S. Pie XI, t. 1, http://www.liberius.net/livres/Actes_de_S._S._Pie_XI_(tome_1)_000000960.pdf, p. 328 (332 du PDF)

[73] Jean-Jacques Durré , « Les « lefebvristes » rompent le lien fraternel avec le pape » 30 juin 2016, Cathobel, http://www.cathobel.be/2016/06/30/lefebvristes-rompent-lien-fraternel-pape/

[74] Jacques Berset, « Pour Mgr Fellay, la reconnaissance canonique de l’Eglise n’est pas prioritaire », 30 juin 2016, cath.ch, https://www.cath.ch/newsf/pour-mgr-fellay-la-reconnaissance-canonique-de-leglise-nest-pasprioritaire/  

[75] « Monseigneur Fellay répond au cardinal Castrillon Hoyos »,

http://fsspx.com/Communicantes/Aug2001/French/Monseigneur_Fellay_repond.htm

[76] « La réponse de la Fraternité à Rome : Une étude doctrinale sur la nocivité de la Nouvelle Messe », http://fsspx.com/Communicantes/Aug2001/French/Adresse_de_Mgr_Fellay_au_Souverain_Pontife_JeanPaul_II.htm  

[77] « Sermon de Mgr Fellay à Avignon le 8 sept. 2013 : nous sommes persécutés pour notre fidélité à la foi catholique ! », http://laportelatine.org/mediatheque/sermonsecrits/fellay_avignon_130908/fellay_avignon_130908.php

[78] Citons cette perle de 1999 :

« On ne peut pas directement le démontrer, mais je crois tout de même, que ces actes, que ces actions font partie d’un plan, un plan qui a été élaboré assez tôt, au moins au début du siècle, si ce n’est un peu plus tôt, et notamment l’établissement d’un gouvernement mondial, avec une religion mondiale. Et cela fait partie de la préparation de cette super-religion. C’est simplement tout à fait incompatible avec la religion catholique et la Tradition. (…) Nous devons certainement reconnaître le doigt de la franc-maçonnerie, et l’œuvre de la franc-maçonnerie au sein de l’Église. Il est très intéressant de remarquer qu’en 92 un haut franc-maçon du Mexique a pu déclarer qu’au Vatican même quatre loges étaient à présent à l’œuvre. Elles sont de rite écossais, mais ce sont des loges spéciales destinées aux prélats du Vatican. Ainsi, les frères secrets travaillent… détruisent non seulement de l’extérieur, mais aussi de l’intérieur de l’Église elle-même. »

« Interview de Mgr Fellay (apostate FSSPX Allemagne) en 1999 »,

Texte repris de ce blog pro-FSSPX : « Mgr Fellay : l’Eglise de Vatican II est infiltrée ! », https://lebloglaquestion.wordpress.com/2009/11/20/mgr-fellay-leglise-de-vatican-ii-est-infiltree/  

[79] « Mgr Bernard Fellay, également au nom des trois autres évêques consacrés le 30 juin 1988, sollicitait de nouveau la levée de l’excommunication latae sententiae déclaréeformellement par le Décret du Préfet de la Congrégation pour les Évêques, en date du 1er juillet 1988. » – « CONGRÉGATION POUR LES ÉVÊQUES 

DÉCRET POUR LA LEVÉE DE L’EXCOMMUNICATION LATAE SENTENTIAE AUX ÉVÊQUES DE LA FRATERNITÉ DE SAINT PIE X »,

http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cbishops/documents/rc_con_cbishops_doc_20090121_remissi one-scomunica_fr.html

[80] « Comme je l’annonce dans le communiqué ci-joint, « l’excommunication des évêques sacrés par S. Exc. Mgr Marcel Lefebvre le 30 juin 1988, qui avait été déclarée par la Congrégation pour les Evêques par un décret du 1er juillet 1988 et que nous avons toujours contestée, a été retirée par un autre décret de la même Congrégation en date du 21 janvier 2009, sur mandat du pape Benoît XVI ». »

– « Mgr Fellay, Supérieur Général de la FSSPX – Menzingen, le 24 janvier 2009 »,

http://laportelatine.org/district/france/bo/RetraitExcom090124/lettreFellay090124/fellay090124.php

[81] « Lettre de Mgr Fellay au Pape Benoît XVI sur son refus de signer la Déclaration Doctrinale – 17 juin 2012 », http://laportelatine.org/vatican/sanctions_indults_discussions/entretiens_doctrinaux/17_06_2012_lettre_fellay_b enoit16.php  

[82] ANON., « Lettre de Mgr Fellay aux évêques de la Fraternité Saint-Pie X », 10 mai 2012, Riposte catholique, https://www.riposte-catholique.fr/summorum-pontificum-blog/documents-summorum/lettre-de-mgr-fellay-auxeveques-de-la-fraternite-saint-pie-x#.T6vvg8Um_6N ; version retranscrite : « [SPO – Riposte Catholique] Lettre de Mgr Fellay aux évêques de la Fraternité Saint-Pie X », http://tradinews.blogspot.be/2012/05/spo-ripostecatholique-lettre-de-mgr.html  

[83] « Sermon de Mgr Fellay le 1er nov. 2012 à Ecône – Nous ne pouvons pas nier la réalité au nom de la foi », http://laportelatine.org/mediatheque/sermonsecrits/fellay_econe_121101/fellay_econe_121101.php  

[84] « La lettre du cardinal Müller et sa non-reconduction à la tête de la CDF », FSSPX.news, 6 juillet 2017, http://fsspx.news/fr/news-events/news/la-lettre-du-cardinal-m%C3%BCller-et-sa-non-reconduction-%C3%A0la-t%C3%AAte-de-la-cdf-30927  

[85] Cité dans : Michel Lefranc, « Les pourparlers entre Rome et la FSSPX, « c’est comme dans le jeu de l’oie » avoue Mgr Fellay », Médias-catholique, 5 juillet 2017 , http://medias-catholique.info/les-pourparlers-entre-romeet-la-fsspx-cest-comme-dans-le-jeu-de-loie-avoue-mgr-fellay/8730  

[86] « Mgr Fellay : pourquoi j’ai signé la Correctio filialis – 26 septembre 2017 »,

http://laportelatine.org/maison/communiques/170926_signature_correction_fellay/170926_signature_correction_ fellay.php  

[87] http://www.correctiofilialis.org/wp-content/uploads/2017/09/Correctio-filialis_Franc%CC%A7ais_2.pdf  

[88] « PAOLO VI, UDIENZA GENERALE, Mercoledì, 12 gennaio 1966 », http://w2.vatican.va/content/paulvi/it/audiences/1966/documents/hf_p-vi_aud_19660112.html (voir traduction de la partie concernée dans l’Appendice 2)

Voir aussi ce discours : « Allocution prononcée par S. S. Paul VI au cours du consistoire secret du 24 mai 88»,

http://laportelatine.org/vatican/sanctions_indults_discussions/suspens_1976_1978/24_05_1976_paulVI_consisto ire.php

[89] « DISCOURS DU PAPE BENOÎT XVI À LA CURIE ROMAINE À L’OCCASION DE LA PRÉSENTATION DES VŒUX DE NOËL », https://w2.vatican.va/content/benedictxvi/fr/speeches/2005/december/documents/hf_ben_xvi_spe_20051222_roman-curia.html

[90] Catholic News Service, « Traditionalist leader talks about his movement, Rome », 15 mai 2012, https://youtu.be/DdnJigNzTuY?t=57s (0:57), ma traduction.

91 « La Fraternité Saint-Pie X de 1970 à 2010 »,

https://web.archive.org/web/20170419095304/http://archives.fsspx.org:80/fr/la-fraternite-saint-pie-x-de-1970-a-

2009-2  

[92] « Entretien de Mgr Bernard Tissier de Mallerais à The Angelus du 31 juillet 2008 »,

http://laportelatine.org/vatican/sanctions_indults_discussions/benoit16_fsspx/31_07_2008_tissier_angelus.php

[93] Virgo Maria n. 753 ,« Mgr Tissier (FSSPX) avoue qu’il existe un “doute légitime”  sur la “validité d’un pape tel que Benoît XVI” – Un extrait d’une lettre de Mgr Tissier de Mallerais à l’abbé Schoonbroodt », samedi 20 juin 2009, http://www.virgo-maria.org/articles_HTML/2009/006_2009/VM-2009-06-20/VM-2009-06-20-A-00Mgr_Tissier-doutes-sur-Benoit_XVI.html

[94] « Dimanche 19 mai 2013 : Sermon de Mgr Tissier de Mallerais pour le pèlerinage de Chartres 2013 », http://laportelatine.org/mediatheque/sermonsecrits/tissier_130519_chartres/tissier_130519_chartres.php

[95] La Revue Item, « Deux evêques [sic] de la FSSPX s’expriment sur leur fameux « Chapitre Général » de juillet 2012 : Mgr Tissier de Mallerais et Mgr Williamson. », 27 septembre 2012, http://www.revue

item.com/6355/deux-eveques-de-la-fsspx-sexpriment-sur-leur-fameux-chapitre-general-de-juillet-2012-mgetissier-de-mallerais-mgr-williamson/

[96] « Y a-t-il une Église conciliaire ? par Mgr Bernard Tissier de Mallerais – Juillet 2013 », op. .cit.

[97] « Or, bien chers fidèles, cette merveilleuse onction des mains du prêtre a été truquée par l’Eglise conciliaire depuis 46 ans. Paul VI a institué d’autres paroles, qui ne parlent ni de consécration, ni de sanctification. C’est pourquoi nous gardons précieusement ce trésor de ces prières de l’ordination […] Or, cette belle prière a été truquée, encore une fois, par l’Eglise conciliaire, le nouveau rite d’ordination où l’évêque présente le calice et la patène, avec le vin et l’hostie oui, en disant simplement : « Recevez les dons des fidèles pour les offrir à Dieu ». Alors qu’est-ce que c’est ? Vous recevez les dons des fidèles pour les offrir à Dieu ? C’est tout ? Nous ne recevons pas le don des fidèles, nous recevons le don de Dieu qui est Notre-Seigneur Jésus-Christ immolé sur la croix, pour l’offrir à nouveau à Dieu son Père. Voilà la vérité ! Nous ne pouvons pas, évidemment, accepter ce nouveau rite d’ordination truqué qui fait peser des doutes sur la validité de nombreuses ordinations selon le nouveau rite. » – « Sermon de Mgr Tissier de Mallerais le 29 juin 2016 à Ecône »,

http://laportelatine.org/mediatheque/sermonsecrits/tissier_160629_econe/tissier_160629_econe.php

[98] http://www.introibo.fr/Pontificalis-Romani-1968

[99] Patricia Briel, « Le double jeu d’Ecône? », 28 janvier 2009, Le Temps, https://www.letemps.ch/nosection/2009/01/28/double-jeu-econe

[100] « Mgr Lefebvre n’a jamais posé, comme condition de notre nouvelle reconnaissance par Rome, que Rome abandonne les erreurs et les réformes conciliaires. Même s’il a dit quelque chose comme ça à André Cagnon en 1990, il ne l’aurait jamais fait, parce que cela n’avait jamais été sa ligne de conduite, sa stratégie avec la Rome moderniste. […] Il [Lefebvre] continuerait d’aller à Rome, de visiter les prélats libéraux ou modernistes, « pour essayer de les convertir » disait-il, ou du moins pour obtenir d’eux « que nous soyons au moins tolérés » et que la

Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X fût à nouveau canoniquement reconnue […], et que « nous soyons reconnus comme nous sommes », disait-il. Ce fut sa politique romaine pendant quinze ans : de la soi-disant ‘suppression’ de la Fraternité en 1975 à sa mort en 1991. » – « Entretien exclusif de Mgr Tissier de Mallerais pour La Porte Latine – 25 mars 2016 »,

http://laportelatine.org/publications/entret/2016/entretien_mgr_tissier_25_ans_mgr_lefebvre_160325/entretien_

mgr_tissier_25_ans_mgr_lefebvre_160325.php  

[101]Médias-Presse-Infos, « L’anniversaire de la libération de Saint-Nicolas-du-Chardonnet. », https://youtu.be/gg4iF5hzELc?t=3m (à 3 minutes)

Sermon retranscrit sur La Porte Latine : « Sermon de Mgr Tissier de Mallerais le 26 février 2017 pour les 40 ans du retour de St-Nicolas à la Tradition »,

http://laportelatine.org/mediatheque/sermonsecrits/tissier_170226_st_nicolas_40_ans/tissier_170226_st_nicolas_ 40_ans.php

[102]« Exclusion de Mgr Williamson : communiqué de la Maison Générale de la FSSPX du 24 octobre 2012 », http://laportelatine.org/maison/communiques/exclusion_mgr_williamson_121023/exclusion_mgr_williamson_12 1023.php  

[103] « Communiqué de la Maison générale de la FSSPX au sujet de la consécration épiscopale de l’abbé Faure», http://laportelatine.org/maison/communiques/sacre_mgr_williamson_150319/sacre_mgr_williamson_150319.php  

[104] Apic, « Mgr Richard Williamson ordonne un nouvel évêque », 30 mars 2016, La Vie,

http://www.lavie.fr/religion/catholicisme/mgr-richard-williamson-ordonne-un-nouvel-eveque-30-03-201671809_16.php

[105] « Séminaire Saint Louis-Marie Grignion de Montfort » lié aux faux dominicains d’Avrillé, https://seminaireavrille.org/    

[106] « Pour pouvoir incardiner certains séminaristes qui entrent au séminaire Saint Louis-Marie Grignion de

Montfort et qui ne seraient pas incardinés dans une autre structure, Mgr Faure [ordonné évêque par Mgr Williamson, N.D.L.R.] a signé le 22 août 2016 un décret d’érection de la « Société sacerdotale des Apôtres de Jésus et de Marie ». »

– « Société des Apôtres de Jésus et de Marie », http://ssajm.blogspot.be/2016/12/societe-sacerdotale-des-apotresde.html  

Voir aussi cet article Wikipédia : « Résistance (fsspx) », https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9sistance_(fsspx)

[107]« Horaires et lieux de Messes », https://www.francefidele.org/  

Le tout, bien sûr, au nom d’une fidélité « à l’héritage de Mgr Marcel Lefebvre », cf. « Communiqués et autres informations-> Textes fondateurs ; ADRESSE AUX FIDÈLES »,

https://www.francefidele.org/communiqu%C3%A9s-et-autres-informations/textes-fondateurs/

[108] Les Commentaires Eleison n. 543, « Miracles dans le NOM [Novus Ordo Missae, alias « messe Paul VI »]

? », 09 décembre 2017, https://stmarcelinitiative.com/miracles-dans-le-nom-2/?lang=fr  

[109] Les Commentaires Eleison n. 437, « Novus Ordo Missae – II », 28 novembre 2015, https://stmarcelinitiative.com/novus-ordo-missae-ii-2/?lang=fr

[110] Les Commentaires Eleison n. 490, « Miracles dans le NOM ? », 03 décembre 2016, https://stmarcelinitiative.com/miracles-dans-le-nom/?lang=fr  

[111] Les Commentaires Eleison n. 492, « Distinguer, Discriminer », 17 décembre 2016, https://stmarcelinitiative.com/distinguer-discriminer/?lang=fr  

[112] Soldier Of Christ The King, « Bishop Williamson – June 28, 2015 CT/NY Conference », https://youtu.be/Ma9_10iVBik?t=1h1m47s (1h01 et 47 secondes), ma traduction.

[113] Les Commentaires Eleison n. 314, « C’était Prévisible », 20 juillet 2013, https://stmarcelinitiative.com/cx2019xe9taitprxe9visible/?lang=fr  

[114] Les Commentaires Eleison n. 445, « Parasite et Hote [sic] – I. », 23 janvier 2016, http://stmarcelinitiative.com/parasite-et-hote-i/?lang=fr

[115] Les Commentaires Eleison n. 490, op. cit..

[116] Les Commentaires Eleison n. 482, « Sédévacantisme Encore – II », 08 octobre 2016, https://stmarcelinitiative.com/sedevacantisme-encore-ii/?lang=fr

voir aussi Les Commentaires Eleison n. 481, « Sédévacantisme Encore – I », 01 octobre 2016, https://stmarcelinitiative.com/sedevacantisme-encore-i/?lang=fr  

[117] Les Commentaires Eleison n. 348, « Principes de Résistance – I », 15 mars 2014,

Principes de Résistance – I

Voir aussi : « L’enseignement de Son Excellence Mgr Williamson sur l’Église conciliaire, la nouvelle messe et le sédévacantisme », http://ladoctrinedeverite.blogspot.be/2017/05/que-nous-enseigne-la-resistance-fondee.html  

[118] http://catho.org/9.php?d=bwj

[119] http://catho.org/9.php?d=bwm#ddz

[120] http://catho.org/9.php?d=bwp#dlc

[121] http://catho.org/9.php?d=bwx#ebo

[122] http://laportelatine.org/bibliotheque/encycliques/PieVI/Auctorem_Fidei.php  

[123] Acta Sanctae Sedis VII [1872], pp. 244-274 : http://www.vatican.va/archive/ass/documents/ASS-07-1872-73ocr.pdf

[124] Acta Sanctae Sedis X [1877], pp. 3-37 : http://www.vatican.va/archive/ass/documents/ASS-10-1877-1639+supplemento-321-448-ocr.pdf  

[125] « Mais comme je l’ai dit à Sa Sainteté Jean-Paul II, la suppression a été accomplie de façon contraire au Droit canon ; même les Soviets ne portent pas de jugements comme l’ont fait les cardinaux à Rome à l’encontre de mon œuvre. Les Soviets ont un tribunal, une sorte de tribunal, pour condamner quelqu’un ; mais je n’ai même pas eu ce tribunal, rien. J’ai été condamné sans avoir rien reçu, pas même un préavis, une convocation… rien. Un beau jour est arrivée une lettre pour me dire que le séminaire devait être fermé.

J’ai répété au Saint-Père que les Soviets eux- mêmes ne se comportent pas ainsi. Et je lui ai dit que je continuerai parce que l’Église n’agit pas de cette façon, mais que c’est l’ennemi de l’Église qui veut que les séminaires soient fermés. L’Église catholique ne peut annuler sa Tradition, c’est impossible. C’est l’ennemi – comme le dit saint Pie

X – qui agit à l’intérieur de l’Église parce qu’il veut en finir avec la Tradition, parce qu’il est furieux contre la

Tradition. »

– « Mgr Lefebvre – Sermon à Venise le 7 avril 1980 : je demande à l’Église la foi, jusqu’à ma mort », http://laportelatine.org/mediatheque/sermonsecrits/lefebvre_venise_7_avril_1980/lefebvre_venise_7_avril_1980.

php  

[126] http://w2.vatican.va/content/pius-x/fr/encyclicals/documents/hf_p-x_enc_19070908_pascendi-dominicigregis.html  

[127] https://w2.vatican.va/content/pius-xii/fr/encyclicals/documents/hf_p-xii_enc_29061943_mystici-corporischristi.html  

[128] http://catho.org/9.php?d=bxh#e5r  

[129] Première session de Vatican II, 2.1 et 5.1, http://w2.vatican.va/content/johnxxiii/it/speeches/1962/documents/hf_j-xxiii_spe_19621011_opening-council.html (Paul VI doit traduire depuis le latin, sa citation en italien diffère un peu, dans la forme, de celle du site officiel). ; en français : http://lacriseintegriste.typepad.fr/weblog/1962/10/discours-de-jean-xxiii-lors-de-louverture-du-concile-vaticanii.html  

[130] http://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/vat-ii_const_19641121_lumengentium_fr.html#_ftnref195 (voir aussi la note de bas de page n. 195 concernant le 16 novembre).

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