Querida Amazonia: les faits

+ LIRE LE TEXTE SANS A PRIORI:
Les critiques de l’Eglise cherchent souvent à extirper des erreurs, des hérésies ou des scandales, pour n’importe quelle déclaration prononcée par les Papes, quitte à adopter une interprétation absurde ou téméraire, afin de confirmer un présupposé suspicieux. Lisons Querida Amazonia sans a priori et apprécions-la à sa juste valeur.


+ Les lectures catholiques charitables:
https://fr.zenit.org/articles/querida-amazonia-le-pape-veut-des-saints-qui-ne-soient-pas-les-copies-dautres-regions
https://fr.zenit.org/articles/querida-amazonia-un-appel-a-rever-inventer-et-agir-avec-creativite-et-audace-par-sr-nathalie-becquart/
https://fr.zenit.org/articles/querida-amazonia-synthese-officielle-du-vatican/
https://wherepeteris.com/querida-amazonia-summary-and-analysis/
https://www.ncregister.com/blog/jimmy-akin/pope-declines-to-endorse-controversial-synod-proposals
https://wherepeteris.com/querida-amazonia-a-call-for-authentic-inculturation/
https://wherepeteris.com/10-essential-quotes-from-querida-amazonia/

+ Réfutations des lectures téméraires de Mgr Burke et Mgr Schneider:
https://wherepeteris.com/christ-is-present-in-creation-cardinal-burke/
https://scottericalt.com/crusaders-burke-schneider-fear-creeping-pantheism/
https://scottericalt.com/crusaders-burke-schneider-fear-pagan-superstition/
https://scottericalt.com/crusaders-burke-schneider-fear-intercultural-dialogue/
https://scottericalt.com/crusaders-burke-schneider-fear-shamans/
https://scottericalt.com/crusaders-burke-schneider-fear-ecology-will-destroy-human-dignity/

+ Réfutations des accusations fallacieuses d ‘Adrien Abauzit et compères:

QA56 « Réveillons le sens esthétique et contemplatif que Dieu a mis en nous et que parfois nous laissons atrophier. Rappelons-nous que « quand quelqu’un n’apprend pas à s’arrêter pour observer et pour évaluer ce qui est beau, il n’est pas étonnant que tout devienne pour lui objet d’usage et d’abus sans scrupule ».[75] En revanche, si nous entrons en communion avec la forêt, notre voix s’unira facilement à la sienne et deviendra prière  »
Aucune hérésie, le mot « communion » n’a jamais été réstreint par une quelconque règle du Magistère à la communion entre les hommes et le divin, et ça n’a aucune logique de nier ses autres sens possibles, en sachant que son sens littéral ne renvoie qu’à l’union entre deux entités distinctes. Il peut être ici un lien de respect des hommes avec la nature en tant que créatures de Dieu. Le contexte parle de la contemplation de la création de Dieu, et la référence est un poème, ce qui montre clairement que ce sont des termes poétiques. C’est un langage similaire qu’utilisait St Jean de la Croix, que François citait dans Laudato Si, bien que le pape ratifiait que les choses du monde ne sont pas « réellement divines » (LS 234).

QA 73 « Mais l’inculturation élève et apporte plénitude. Certainement, il faut valoriser cette mystique autochtone de l’interconnexion et de l’interdépendance de toute la création, une mystique de gratuité qui aime la vie comme un don, une mystique d’admiration sacrée devant la nature qui déborde de tant de vie. […] Ne nous précipitons pas pour qualifier de superstition ou de paganisme certaines expressions religieuses qui surgissent spontanément de la vie des peuples. Il faut plutôt savoir reconnaître le blé qui grandit au milieu de l’ivraie, parce que « dans la piété populaire, on peut comprendre comment la foi reçue s’est incarnée dans une culture et continue à se transmettre ». »
Aucune hérésie, les païens peuvent avoir des valeurs religieuses à valoriser, dissociables des erreurs (l’ivraie comme le dit le Saint Père). C’est un fait proclamé par Pie XII dans Summi Pontificatus (qui parle d’en féconder leurs valeurs spirituelles) et Evangelii Praecones qui reconnaissent la possibilité de conserver ce qui est bon dans le processus d’évangélisation. Aussi, une admiration sacrée de la nature ne rend pas la nature divine, c’est une extrapolation illogique du terme. C’est l’admiration qui est sacrée ici, et elle peut l’être en tant qu’admiration de la création de Dieu, tout comme on parle de méditations et de contemplations sacrées. En plus, les lignes qui suivent réfutent directement l’accusation panthéiste, en démontrant que la relation avec la création amène à constater la personnalité de Dieu à travers elle, dont il est clairement distingué: « Cependant, il s’agit aussi de faire en sorte que cette relation avec Dieu présent dans le cosmos se transforme toujours plus en une relation personnelle avec un Tu qui soutient sa réalité et qui veut lui donner un sens, un Tu qui nous connaît et qui nous aime. »

QA 74 « De même, la relation avec Jésus-Christ, Dieu et vrai homme, libérateur et rédempteur, n’est pas contraire à cette vision du monde fortement cosmique qui caractérise ces peuples, parce qu’il est aussi le Ressuscité qui pénètre toute chose.[105] »
Aucune hérésie, car la vision cosmique dont il s’agit est celle qui fait la connexion entre l’univers et le divin, comme précisé juste avant. Dieu étant présent en toutes choses (comme prouvé dans sa citation de St Thomas en 105), l’idée qu’ils soient liés n’est pas incompatible avec le christianisme. Le Pape ne parle pas du panthéisme ici, c’est juste une spéculation absurde.

QA 74 « Pour l’expérience chrétienne, « toutes les créatures de l’univers matériel trouvent leur vrai sens dans le Verbe incarné, parce que le Fils de Dieu a intégré dans sa personne une partie de l’univers matériel, où il a introduit un germe de transformation définitive ».[106] »
Aucune hérésie, en s’incarnant le Fils de Dieu assume une nature divine et une nature humaine, sa personne étant à la fois homme et Dieu. Son corps humain est matériel de fait. Ca ne veut pas dire que l’univers entier fait partie de sa personne, il est clairement dit « une partie », qui est l’humanité du Christ. Il est impossible d’en déduire qu’il s’est incarné en l’univers entier.

QA 74 « Il est glorieux et mystérieusement présent dans le fleuve, dans les arbres, dans les poissons, dans le vent, comme le Seigneur qui règne dans la création sans perdre ses plaies transfigurées, et dans l’Eucharistie il assume les éléments du monde en donnant à chacun le sens du don pascal. » (QA 74)
Aucune hérésie, ce n’est qu’en raison du fait qu’il est Dieu qu’il est aussi présent en toutes choses comme le disait Saint Thomas d’Aquin (ST I, Q8, 1), et c’est pourquoi le Pape parle de présence « mystérieuse » dans la nature, non pas matérielle, ce qui est encore une fois une déduction absurde.

QA 79 « Il est possible de recueillir d’une certaine manière un symbole autochtone sans le qualifier nécessairement d’idolâtrie. Un mythe chargé de sens spirituel peut être utilisé et pas toujours être considéré comme une erreur païenne. »
Ce n’est pas une hérésie mais un fait, les symbolismes peuvent bien souvent être séparés de l’idolâtrie, comme les arts des païens (cf. Evangelii Praecones). Ainsi la divinité de Mars n’était plus qu’un symbole artistique sur la porte du Filarete érigée par le pape Eugène IV. Ainsi la « mère Terre » n’était qu’un simple symbole dans le Cantique du soleil de Saint François d’Assise. Ainsi les temples païens pouvaient devenir chrétiens selon St Grégoire le Grand. Ainsi la coutume de rendre hommage a Confucius pouvait être orthodoxe et non liée à l’erreur selon Pie XII. Et on en passe. Ajoutons qu’il n’y a que les schismatiques pour dire que les fidèles d’Amazonie ont adoré la forêt ou le symbole de la terre mère, jamais eux-même n’ont déclaré une telle chose. Et même si c’était le cas, jamais il n’a été dit que l’idolâtrie devait être conservée, ce passage implique justement que c’est ce qui n’est pas une erreur païenne ou de l’idolâtrie qu’il est « possible de recueillir ».

QA 81 « L’inculturation de la spiritualité chrétienne dans les cultures des peuples autochtones trouve, dans les sacrements, un chemin d’une valeur particulière parce que le divin et le cosmique, la grâce et la création s’unissent en eux. »
Aucune hérésie, c’est précisément par l’intégration de la foi chrétienne et des sacrements qu’il devient possible à Dieu de s’unir à sa création. Les hommes sont donc ce point de rencontre entre le monde et Dieu, lui qui aime toute chose qui existe selon Saint Thoma d’Aquin (ST I, Q20, a2), mais il faut là encore se garder de faire une naïve confusion entre l’union et n’importe quelle forme de communion. La conclusion selon laquelle Dieu et le cosmos seraient la même chose ou substance ne peut sortir que de l’imagination des schismatiques.

QA 111 « Mère de la vie, dans ton sein maternel s’est formé Jésus, qui est le Seigneur de tout ce qui existe. Ressuscité, il t’a transformée par sa lumière et t’a faite reine de toute la création. C’est pourquoi nous te demandons de régner, Marie, dans le cœur palpitant de l’Amazonie. Montre-toi comme mère de toutes les créatures, dans la beauté des fleurs, des rivières,du grand fleuve qui la traverse et de tout ce qui vibre dans ses forêts. Prends soin avec tendresse de cette explosion de splendeur. »
Aucune hérésie, il ne fait que demander poétiquement à la Sainte Vierge de se montrer dans la création par son amour maternel et sa protection. Dire qu’elle est la création est encore une fois, tout bonnement absurde.

Réfutation détaillée de ses objections:


+ LE PAPE FRANÇOIS REJETTE LE PANTHÉISME
:

« La paix franciscaine n’est pas un sentiment doucereux. S’il vous plaît : ce saint François n’existe pas ! Elle n’est pas non plus une espèce d’harmonie panthéiste avec les énergies du cosmos… cela aussi n’est pas franciscain ! Cela aussi n’est pas franciscain, mais c’est une idée que certains ont construite ! La paix de saint François est celle du Christ » http://www.vatican.va/content/francesco/fr/homilies/2013/documents/papa-francesco_20131004_omelia-visita-assisi.html

« C’est pourquoi Dieu est premier, Dieu est toujours premier, Dieu nous précède. Dieu est un peu comme la fleur d’amandier, qui fleurit toujours en premier. Nous le lisons chez les Prophètes. Ainsi Dieu se rencontre sur la route, en marchant. Quelqu’un pourrait dire que c’est du relativisme. Est-ce du relativisme ? Oui, si on le comprend de travers, comme une sorte de panthéisme indistinct. Mais non, si on le comprend au sens biblique selon lequel Dieu est toujours une surprise. On ne sait jamais où ni comment on Le trouve, on ne peut pas fixer les temps ou les lieux où on Le rencontrera. La rencontre est l’objet d’un discernement. C’est pourquoi le discernement est fondamental. » http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/speeches/2013/september/documents/papa-francesco_20130921_intervista-spadaro.html

« Saint Jean de la Croix enseignait que ce qu’il y a de bon dans les choses et dans les expériences du monde « se rencontre[nt] en Dieu éminemment et à l’infini, ou pour mieux dire, chacune de ces excellences est Dieu même, comme toutes ces excellences réunies sont Dieu même ». Non parce que les choses limitées du monde seraient réellement divines, mais parce que le mystique fait l’expérience de la connexion intime qui existe entre Dieu et tous les êtres, et ainsi « il sent que Dieu est toutes les choses ». »
http://www.vatican.va/content/francesco/fr/encyclicals/documents/papa-francesco_20150524_enciclica-laudato-si.html

+ La statue de la pachamama (« mère terre ») amenée au Vatican N’EST PAS LA REPRESENTATION d’une déesse mais un symbole artistique:

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